Allier : les pompes funèbres se trompent de corps en le ramenant à la famille de la défunte, une plainte déposée

Un cimetière (illustration).
Un cimetière (illustration). (VINCENT ISORE / MAXPPP)

Odette Brun est décédée à l'âge de 81 ans en janvier dernier à l'hôpital privé Saint-François à Désertines (Allier), mais les pompes funèbres ont rapatrié le mauvais corps à sa famille, qui va porter plainte.

Dans l'Allier, les pompes funèbres se sont trompées de corps en le rendant à la famille de la défunte, affirme France Bleu Pays d'Auvergne dimanche 14 avril. Une plainte a été déposée.

Odette Brun est décédée à l'âge de 81 ans en janvier dernier à l'hôpital privé Saint-François à Désertines (Allier). La famille doit donc organiser ses obsèques. Pour se faire, ils font appel aux Pompes funèbres générales, une entreprise spécialisée qui doit notamment se charger des détails de la cérémonie dont les habits portés par la défunte. Dans ce cas, un pantalon vert-marron.

"On a constaté que ce n'était pas notre mère"

Mais avant d'habiller le corps d'Odette, l'entreprise doit d'abord rapatrier son corps de l'hôpital - où elle est morte - jusqu'à chez elle, à Saint-Victor. Lorsque le corbillard arrive, François Brun et son frère, les deux fils d'Odette, aident les transporteurs à déplacer le corps - protégé par une housse - sur le lit. En ouvrant la housse, ces derniers réalisent que leur mère n'est "pas habillée comme elle le souhaitait."

Elle avait une robe rouge vif au lieu de son pantalon [...] Notre regard s'est alors dirigé vers le haut du corps et on a constaté que ce n'était pas notre mèreFrançois Brunà France Bleu Pays d'Auvergne

"Imaginez que nous soyons partis régler d'autres problèmes en rapport avec le décès de notre mère. On serait rentrés et on aurait vu cette pauvre femme. Pendant ce temps, notre mère se serait faite incinérer quelque part. De nos jours, ça ne peut pas arriver", explique François Brun.

"Une erreur désagréable"

Les transporteurs se chargent alors de récupéré le bon corps. Les obsèques ont finalement bien pu avoir lieu fin janvier. Mais deux jours plus tard, François Brun décide de porter plainte auprès de la gendarmerie de Saint-Pourçain-sur-Sioule, contre l'hôpital privé Saint-François et les Pompes funèbres générales. En colère, il demande "des explications, des éclaircissements et des excuses." Il réclame également que la famille de l'autre corps soit avertie de l'erreur commise. Le parquet de Montluçon a été saisi.

De son côté, le directeur de l’hôpital privé estime que le process qui a conduit le corps d'Odette de sa chambre d'hôpital à la chambre mortuaire a été respecté avec sérieux et déplore "une erreur désagréable". Sollicitées par France Bleu, les Pompes funèbres générales n’étaient pas joignables.

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