Plus de vingt ans après la disparition de Cécile Vallin, l'enquête est relancée

Cécile Vallin en 1997 avant sa disparition.
Cécile Vallin en 1997 avant sa disparition. (MAXPPP)

La jeune fille n'a plus donné signe de vie depuis qu'elle a quitté le domicile familial de Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie), le dimanche 8 juin 1997. Elle avait alors 17 ans.

Un nouvel appel à témoins et une relecture complète du dossier. L'enquête sur la disparition de Cécile Vallin est relancée, vingt-trois ans après les faits. La jeune fille, alors âgée de 17 ans, a été vue pour la dernière fois le 8 juin 1997 à 18 heures, le long d’une route départementale à la sortie de Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie), en direction de Chambéry. Depuis, elle reste introuvable, malgré les fouilles, les affiches placardées et les appels à témoins. Aucune piste solide ne s'est dégagée des investigations menées depuis plus de vingt ans, mais la piste criminelle reste priviligiée aujourd'hui.

Les policiers de l'Office central de la répression des violences aux personnes (OCRVP) ont voulu mettre un coup de projecteurs sur cette disparition, car ce sont eux, désormais, qui sont en charge de l'enquête, comme l'indique Le Parisien, dimanche 7 juin. Le 10 décembre 2019, le juge en charge du dossier à Albertville a décidé de saisir l'OCRVP. "Cette unité spécialisée dans les enquêtes complexes et les 'cold cases' a pour mission de relire l'intégralité d'un dossier qui compte près de 1 500 cotes, soit des milliers et des milliers de procès-verbaux", précise le quotidien.

A l'occasion de la Journée mondiale des enfants disparus, un nouvel appel à témoins a été lancé sur les réseaux sociaux, indiquait France Bleu Savoie, dès le 25 mai dernier.

"Cette énigme qui me talonne depuis 23 ans"

"Je redoutais la fermeture du dossier, finalement il y a une remise en perspective : c'est formidable !", se réjouit Jonathan Oliver, le père de Cécile Vallin, qui confirme dimanche à franceinfo ces informations. Lui qui n'a jamais cessé de se mobiliser pour éviter que la disparition de sa fille ne tombe dans l'oubli, est "très très content" de ce rebondissement. "Le dossier est bien vivant ! Je ne peux pas prévoir le résultat de l'enquête, mais c'est la meilleure façon de lui donner une chance, de résoudre cette énigme qui me talonne depuis vingt-trois ans : qu'est devenu Cécile ?", poursuit-il. Jonathan Oliver estime que cette avancée est possible grâce au travail du juge d'instruction, des journalistes qui ont médiatisé l'affaire et de son avocate, Cathy Richard.

"C'est un soulagement, même si la souffrance subie par ses proches depuis toutes ces années est indicible. Un nouveau regard sur ce dossier c'est un nouvel espoir", déclare au Parisien Cathy Richard. "Après vingt-trois ans, il y a toujours des choses restées dans l'ombre, des témoins à qui on peut poser de nouvelles questions ou qui se sont contredits", confirme au quotidien Eric Bérot, directeur de l'OCRVP. Il précise que les enquêteurs de l'OCRVP utilisent des outils comme le logiciel Salvac, "un fichier d'analyse sérielle" dans lequel environ 15 000 affaires criminelles de toute la France sont répertoriées, "pour faire des rapprochements". Le commissaire divisionnaire ajoute que des actes d'enquête pourront être menés, comme de nouvelles auditions.

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