Aéroport de Roissy : la construction du futur terminal T4 inquiète les riverains

Un avion Air France décolle de Roissy-Charles de Gaulle le 7 août 2018.
Un avion Air France décolle de Roissy-Charles de Gaulle le 7 août 2018. (JOEL SAGET / AFP)

Aéroports de Paris prévoit de construire un nouvel aérogare à Roissy. La concertation préalable à l’ouverture du chantier débute mardi et promet déjà des débats pour le moins animés avec les riverains, qui craignent des nuisances.

C'est un chantier qui s'annonce houleux et c'est peut-être pour le gouvernement un nouveau Notre-Dame-des-Landes qui s'annonce. Car Aéroports de Paris voit grand, très grand même, pour Roissy. L'entreprise prévoit de construire un nouvel aérogare, le terminal T4, pour que Roissy joue dans la cour des grands parmi les aéroports mondiaux, avec pour but d'accueillir 40 millions de passagers en plus chaque année et de multiplier considérablement le nombre de vols qui y transitent.

Pas de nouvelles pistes, mais un aérogare plus grand

Imaginez lorsque ce nouveau terminal sera construit en 2037 : ce sera comme si l’aéroport d’Orly venait s’intégrer à celui de Roissy. Pas de nouvelles pistes, mais un aérogare plus grand, et 50% de passagers en plus. La concertation préalable à l'ouverture du chantier, qui durera trois mois, débute mardi 12 février et promet déjà des débats pour le moins animés. Françoise Brochot habite près d’Enghien-les-Bains. Pour elle, ce nouvel aérogare est déjà un cauchemar. Elle préside l’Association de défense contre les nuisances aériennes.

On nous prévoit à terme 36% de mouvement d’avions en plus. C’est énorme !Françoise Brochotà franceinfo

"Cela fera 500 avions au quotidien en plus à supporter, poursuit Françoise Brochot. Actuellement, nous avons une moyenne de 1300 avions par jour. On va passer à 1800 avions par jour à terme quand le terminal sera à sa pleine capacité."

Aéroports de Paris tente de rassurer

Avec, en sus, des problèmes de tensions, de stress, de sommeil. Sans oublier la pollution. Face à ces nuisances, la directrice de l’environnement d’Aéroports de Paris, Amélie Lummaux, tente de rassurer : "Notre engagement, assure-t-elle, est de stabiliser le niveau de bruit par rapport à 2014 pour le trafic aérien autour de Roissy-Charles de Gaulle grâce à l’amélioration des progrès technologiques des avions."

Sur la qualité de l’air, sur les émissions au sol, on s’attend à une baisse en valeur absolue entre aujourd’hui et 2037. Donc on est vraiment sur une amélioration réelle.Amélie Lummauxà franceinfo

La concertation est prévue jusqu’au 12 mai : pour le moment, les riverains ne prévoient pas d’actions illégales mais des manifestations, peut-être, si le projet n’évolue pas.

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