La liquidation de l'éditeur de "Paru Vendu" affecte 1 650 emplois

Des faux exemplaires du \"Paru Vendu\", le 3 novembre 2011 devant le tribunal de commerce de Lyon, où a été prononcée la liquidation judiciaire de son éditeur, la Comareg, et d\'Hebdoprint, son centre d\'impression.
Des faux exemplaires du "Paru Vendu", le 3 novembre 2011 devant le tribunal de commerce de Lyon, où a été prononcée la liquidation judiciaire de son éditeur, la Comareg, et d'Hebdoprint, son centre d'impression. (JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP)

La décision du tribunal de commerce de Lyon concerne aussi le centre d'impression du leader français de la presse gratuite d'annonces.

Cette fois, c'est vraiment fini. Le tribunal de commerce de Lyon a prononcé, jeudi 3 novembre, la liquidation judiciaire de la Comareg, éditeur du leader français de la presse gratuite d'annonces, Paru Vendu, et d'Hebdoprint, son centre d'impression. Ces deux sociétés, qui appartenaient au Groupe Hersant Média (GHM), emploient 1 650 personnes.

Après avoir annoncé la décision, le président du tribunal a "remercié les salariés" et leur a souhaité "bonne chance". Plusieurs d'entre eux s'étaient massés devant le palais de justice, distribuant de faux Paru vendu, titrant "Paru vendu liquidé". "Ils nous ont menés en bateau jusqu'à la semaine dernière. Ils nous ont fait croire à une reprise", s'est indigné un délégué CGT.

Internet pointé du doigt

La Comareg explique la liquidation par "la migration du marché des petites annonces sur internet et la crise économique qui a réduit l'ensemble des investissements publicitaires dans l'emploi, l'immobilier, l'automobile". GHM, de son côté, avait indiqué vendredi n'avoir reçu aucune "offre recevable de reprise".

Un dernier plan de sauvegarde de l'emploi, lancé en février pour sauver les sociétés, avait porté sur 758 suppressions de postes.

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