Société : le déclin des boîtes de nuit

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Notre dossier ce soir : le déclin des boîtes de nuit. Souvenez-vous, dans les années 80, elles faisaient l'événement branché. C'était le lieu des rencontres, de la fête. Aujourd'hui, tout a changé. Un établissement sur deux a fermé en trente ans. Les rencontres se font sur Internet et le bruit exaspère les riverains. Les tubes de disco résonnent encore entre ces murs. Edouard Guihot a régné sur cette boîte de nuit près de Saint-Brieuc pendant quatre décennies. Ici, il y avait une boule à facettes qui était énorme. 1.500 personnes, trois soirs par semaine. "La Crinière" était l'une des discothèques les plus courues de Bretagne. Il y a deux ans, l'établissement a fermé. Normes de sécurité contraignantes, investissements trop lourds et des jeunes qui font autrement leur éducation musicale. Les jeunes ont accès à toutes les musiques avec Internet. L'âge d'or des discothèques remonte à la fin des années 70. Avec un film symbole de la vague disco. Les célébrités se bousculent alors dans les temples parisiens. Une France fêtarde se déhanche ou roule sur les pistes. Depuis 30 ans, la moitié des boîtes de nuit françaises a fermé. Aujourd'hui, le milieu de la fête a changé. Dans les rues de Rennes, les jeunes ont toujours envie de sortir. Pour ces étudiants, la soirée débute en terrasse. Elle se poursuivra dans un appartement ou sur une place mais surtout pas en discothèque. Le fait qu'on soit trié sur le volet à l'entrée, ça coûte cher. Et puis c'est aussi une ambiance de drague bizarre, peu agréable. J'écoute du métal et de la musique japonaise. Je ne connais aucune boîte qui passe ce genre de musique. En province, la nuit n'a pas toujours bonne presse. Nuisances sonores, alcoolémie, délinquance, les pouvoirs publics n'ont accordé que récemment un statut aux discothèques. La clientèle est partie en Espagne, en Belgique. En Angleterre, on a supprimé le coup de cloche. Berlin a vu son mur tomber. C'est devenu les lieux de la nuit. Barcelone, idem. réalisent un peu tard que les discothèques peuvent fonctionner. Certains parviennent à s'en sortir. La clé des champs, à Bourg-en-Bresse. 1500 personnes, ce samedi. 4 salles, 4 ambiances. Quelques minutes avant l'ouverture, tour du propriétaire. A 36 ans, il a trouvé la recette: créer des événements. Des soirées paella, barbecue. Un restaurant et de gros moyens. 150 000 euros pour la lumière. 50 000 pour le son. Et une terrasse, à 35 000 euros. Des gens viennent prendre l'apéritif ou dîner, et pas forcément profiter de la discothèque. Ce qui nous permet d'élargir la clientèle aussi bien sur l'âge, et les tendances. Chiffre d'affaires de ce soir: Et l'entrée était gratuite. Les bénéfices sont au rendez-vous. La discothèque du 21e siècle est devenue un centre de loisirs.

Notre dossier ce soir : le déclin des boîtes de nuit. Souvenez-vous, dans les années 80, elles faisaient l'événement branché. C'était le lieu des rencontres, de la fête. Aujourd'hui, tout a changé. Un établissement sur deux a fermé en trente ans. Les rencontres se font sur Internet et le bruit exaspère les riverains.

Les tubes de disco résonnent encore entre ces murs. Edouard Guihot a régné sur cette boîte de nuit près de Saint-Brieuc pendant quatre décennies.

Ici, il y avait une boule à facettes qui était énorme.

1.500 personnes, trois soirs par semaine. "La Crinière" était l'une des discothèques les plus courues de Bretagne. Il y a deux ans, l'établissement a fermé. Normes de sécurité contraignantes, investissements trop lourds et des jeunes qui font autrement leur éducation musicale.

Les jeunes ont accès à toutes les musiques avec Internet.

L'âge d'or des discothèques remonte à la fin des années 70. Avec un film symbole de la vague disco. Les célébrités se bousculent alors dans les temples parisiens. Une France fêtarde se déhanche ou roule sur les pistes. Depuis 30 ans, la moitié des boîtes de nuit françaises a fermé. Aujourd'hui, le milieu de la fête a changé. Dans les rues de Rennes, les jeunes ont toujours envie de sortir. Pour ces étudiants, la soirée débute en terrasse. Elle se poursuivra dans un appartement ou sur une place mais surtout pas en discothèque.

Le fait qu'on soit trié sur le volet à l'entrée, ça coûte cher. Et puis c'est aussi une ambiance de drague bizarre, peu agréable.

J'écoute du métal et de la musique japonaise. Je ne connais aucune boîte qui passe ce genre de musique.

En province, la nuit n'a pas toujours bonne presse. Nuisances sonores, alcoolémie, délinquance, les pouvoirs publics n'ont accordé que récemment un statut aux discothèques.

La clientèle est partie en Espagne, en Belgique. En Angleterre, on a supprimé le coup de cloche. Berlin a vu son mur tomber. C'est devenu les lieux de la nuit. Barcelone, idem. réalisent un peu tard que les discothèques peuvent fonctionner.

Certains parviennent à s'en sortir. La clé des champs, à Bourg-en-Bresse. 1500 personnes, ce samedi. 4 salles, 4 ambiances. Quelques minutes avant l'ouverture, tour du propriétaire. A 36 ans, il a trouvé la recette: créer des événements.

Des soirées paella, barbecue.

Un restaurant et de gros moyens. 150 000 euros pour la lumière. 50 000 pour le son. Et une terrasse, à 35 000 euros.

Des gens viennent prendre l'apéritif ou dîner, et pas forcément profiter de la discothèque. Ce qui nous permet d'élargir la clientèle aussi bien sur l'âge, et les tendances.

Chiffre d'affaires de ce soir: Et l'entrée était gratuite. Les bénéfices sont au rendez-vous. La discothèque du 21e siècle est devenue un centre de loisirs.

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