Smic jeunes : un nouveau salaire minimum ?

Elle devrait s'appeler "région Bourgogne-France-Comté". Faut-il relancer l'idée d'un SMIC jeunes ? Un SMIC inférieur au tarif légal pour s'attaquer au chômage des non-diplômés notamment. C'est le président du Medef, Pierre Gattaz, qui le demande. Rien de très surprenant. Ce qui l'est davantage, c'est que des économistes ou des voix de la gauche demandent, eux aussi, d'ouvrir le débat. Pour faire baisser le chômage des jeunes, le patron des patrons jette un pavé dans la marre. Sa solution est d'instaurer un nouveau salaire minimum. C'est quelqu'un qui travaille dans l'entreprise, même avec un salaire un peu moins élevé que le Smic, de façon temporaire, transitoire, plutôt qu'être au chômage. Il faut tout mettre sur la table et ne pas avoir de tabous. Un salaire en deçà du Smic, Pierre Gattaz a trouvé un allié inattendu il y a quelques jours, proche de François Hollande, l'ex directeur de l'Organisation mondiale du commerce, Pascal Lamy. A ce niveau de chômage, il faut aller davantage vers de la flexibilité et vers des boulots qui ne sont pas forcément payés au Smic. Pour les jeunes à la recherche d'un emploi, l'idée divise. Si c'est moins que le Smic, avec le loyer, la nourriture. Non. Ça peut permettre de motiver des patrons à embaucher des jeunes. Il ne s'agit que d'une proposition, mais le débat est relancé sur le niveau du Smic, un salaire minimum qui s'établit à 1.445 euros brut en France. C'est un peu moins qu'en Irlande, mais beaucoup plus qu'en Espagne, au Portugal et même qu'en Allemagne. Pour le syndicat Force ouvrière, aller en deçà du smic en France, est une provocation. Une jeune ou un chômeur, pour qu'ils puissent trouver du boulot, il faut les payer moins. Si je poursuis la logique de Pierre Gattaz, il n'a qu'a prendre des esclaves qu'il ne paiera pas. En 1994 et 2006, le Contrat d'insertion professionnelle, puis le Contrat première embauche, avaient fait descendre les jeunes dans la rue.

Elle devrait s'appeler "région Bourgogne-France-Comté".

Faut-il relancer l'idée d'un SMIC jeunes ? Un SMIC inférieur au tarif légal pour s'attaquer au chômage des non-diplômés notamment. C'est le président du Medef, Pierre Gattaz, qui le demande. Rien de très surprenant. Ce qui l'est davantage, c'est que des économistes ou des voix de la gauche demandent, eux aussi, d'ouvrir le débat.

Pour faire baisser le chômage des jeunes, le patron des patrons jette un pavé dans la marre. Sa solution est d'instaurer un nouveau salaire minimum.

C'est quelqu'un qui travaille dans l'entreprise, même avec un salaire un peu moins élevé que le Smic, de façon temporaire, transitoire, plutôt qu'être au chômage. Il faut tout mettre sur la table et ne pas avoir de tabous.

Un salaire en deçà du Smic, Pierre Gattaz a trouvé un allié inattendu il y a quelques jours, proche de François Hollande, l'ex directeur de l'Organisation mondiale du commerce, Pascal Lamy.

A ce niveau de chômage, il faut aller davantage vers de la flexibilité et vers des boulots qui ne sont pas forcément payés au Smic.

Pour les jeunes à la recherche d'un emploi, l'idée divise.

Si c'est moins que le Smic, avec le loyer, la nourriture. Non.

Ça peut permettre de motiver des patrons à embaucher des jeunes.

Il ne s'agit que d'une proposition, mais le débat est relancé sur le niveau du Smic, un salaire minimum qui s'établit à 1.445 euros brut en France. C'est un peu moins qu'en Irlande, mais beaucoup plus qu'en Espagne, au Portugal et même qu'en Allemagne. Pour le syndicat Force ouvrière, aller en deçà du smic en France, est une provocation.

Une jeune ou un chômeur, pour qu'ils puissent trouver du boulot, il faut les payer moins. Si je poursuis la logique de Pierre Gattaz, il n'a qu'a prendre des esclaves qu'il ne paiera pas.

En 1994 et 2006, le Contrat d'insertion professionnelle, puis le Contrat première embauche, avaient fait descendre les jeunes dans la rue.

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