Seine-Saint-Denis : "Olymê de Gouges", exemple d'un lycée d'excellence

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Elle réclamait 50.000 euros de dommages. Quel passeport pour la réussite scolaire ? L'équation est difficile et complexe pour les établissements situés en zones sensibles. Mais voici un exemple d'excellence: le lycée Olympe de Gouges (Seine-Saint-Denis). Les résultats des élèves y sont en très nette progression. L'établissement est devenu très attractif. Un lycée au coeur de la Seine-Saint-Denis. Des élèves, pour la moitié, issus de familles pauvres. Et une réputation lourde à traîner. On entendait que c'était la zone, que ça craint. Qu'il y a des descentes dans le lycée. En quelques années, ce lycée a pris un virage. Celui de la réussite. D'un élève sur deux qui décrochait le bac en 2006, le lycée est passé à 88 % de reçus l'an dernier. Quelles sont les recettes de ce succès ? Comment est-il devenu un lycée convoité ? Premier élément : l'équipe traque chaque absence ou retard pour leur éviter de décrocher. Une panne de réveil n'est pas un motif d'absence. La conseillère d'éducation appelle les parents des lycéens trop souvent absents. Sa mission : maintenir le lien avec les familles. Elle convoque aussi les absentéistes personnellement, comme Marion. Tu n'étais pas là hier matin et lundi. La jeune fille redouble sa terminale. C'est sa 5e année au lycée. Cette semaine, elle a séché 4 matinées de cours. L'assistance sociale m'a dit des trucs qui m'ont convaincue, que je risquais encore une fois de rater toute seule. J'ai besoin d'être encadrée et quand je ne le suis pas, ça marche pas. Des enseignants fidèles qui restent plusieurs années de suite, comme Périna Bé, dans ce lycée depuis 13 ans. Ça me met à l'épreuve aussi d'essayer de faire réussir les élèves. Leur réussite, elle s'y est engagée. Une classe qu'elle suit depuis la seconde. C'est une exception dans ces zones d'éducation prioritaires où les équipes de professeurs tournent très régulièrement. Elle connaît notre niveau, notre évolution. En fait, elle nous suit et c'est rassurant. Troisième outil pour réussir: un partenariat avec Sciences-Po. Pour montrer aux terminales qu'eux aussi peuvent aller loin, le lycée invite d'anciens élèves de Sciences-Po. Pour Julie Vainqueur, c'est un devoir de loyauté envers le lycée. Dans les banlieues, il y a une sorte d'autocensure des jeunes qui disent qu'ils ne veulent pas aller très loin, qu'il vaut mieux faire des études professionnalisantes. Certains parlent de leurs origines, comme si c'était une fatalité et c'est ça que je veux leur enlever de la tête. Cet élève de terminale a donc décidé d'être ambitieux. Je vise haut et même si je suis pas en haut, je peux me rattraper sur quelque chose qui me plaira et sera bien. La méthode du lycée Olympe de Gouges semble avoir fait ses preuves. En septembre dernier, il a refusé des candidats à l'entrée en seconde. A la rentrée prochaine, une nouvelle classe sera créée pour satisfaire la demande.

Elle réclamait 50.000 euros de dommages.

Quel passeport pour la réussite scolaire ? L'équation est difficile et complexe pour les établissements situés en zones sensibles. Mais voici un exemple d'excellence: le lycée Olympe de Gouges (Seine-Saint-Denis). Les résultats des élèves y sont en très nette progression. L'établissement est devenu très attractif.

Un lycée au coeur de la Seine-Saint-Denis. Des élèves, pour la moitié, issus de familles pauvres. Et une réputation lourde à traîner.

On entendait que c'était la zone, que ça craint. Qu'il y a des descentes dans le lycée.

En quelques années, ce lycée a pris un virage. Celui de la réussite. D'un élève sur deux qui décrochait le bac en 2006, le lycée est passé à 88 % de reçus l'an dernier. Quelles sont les recettes de ce succès ? Comment est-il devenu un lycée convoité ? Premier élément : l'équipe traque chaque absence ou retard pour leur éviter de décrocher.

Une panne de réveil n'est pas un motif d'absence.

La conseillère d'éducation appelle les parents des lycéens trop souvent absents. Sa mission : maintenir le lien avec les familles. Elle convoque aussi les absentéistes personnellement, comme Marion.

Tu n'étais pas là hier matin et lundi.

La jeune fille redouble sa terminale. C'est sa 5e année au lycée.

Cette semaine, elle a séché 4 matinées de cours.

L'assistance sociale m'a dit des trucs qui m'ont convaincue, que je risquais encore une fois de rater toute seule. J'ai besoin d'être encadrée et quand je ne le suis pas, ça marche pas.

Des enseignants fidèles qui restent plusieurs années de suite, comme Périna Bé, dans ce lycée depuis 13 ans.

Ça me met à l'épreuve aussi d'essayer de faire réussir les élèves.

Leur réussite, elle s'y est engagée. Une classe qu'elle suit depuis la seconde. C'est une exception dans ces zones d'éducation prioritaires où les équipes de professeurs tournent très régulièrement.

Elle connaît notre niveau, notre évolution. En fait, elle nous suit et c'est rassurant.

Troisième outil pour réussir: un partenariat avec Sciences-Po. Pour montrer aux terminales qu'eux aussi peuvent aller loin, le lycée invite d'anciens élèves de Sciences-Po. Pour Julie Vainqueur, c'est un devoir de loyauté envers le lycée.

Dans les banlieues, il y a une sorte d'autocensure des jeunes qui disent qu'ils ne veulent pas aller très loin, qu'il vaut mieux faire des études professionnalisantes. Certains parlent de leurs origines, comme si c'était une fatalité et c'est ça que je veux leur enlever de la tête.

Cet élève de terminale a donc décidé d'être ambitieux.

Je vise haut et même si je suis pas en haut, je peux me rattraper sur quelque chose qui me plaira et sera bien.

La méthode du lycée Olympe de Gouges semble avoir fait ses preuves. En septembre dernier, il a refusé des candidats à l'entrée en seconde. A la rentrée prochaine, une nouvelle classe sera créée pour satisfaire la demande.

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