Un régulateur du SAMU de Bordeaux condamné pour non-assistance à personne en péril

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En décembre 2007, une patiente était décédée après avoir signalé au SAMU, dans trois appels, qu’elle souffrait de douleurs au dos. Le médecin régulateur, condamné à 6 mois de prison avec sursis, peut toujours exercer la médecine, et fera appel.

Il a reconnu "une erreur médicale mais qui est la fatalité". Le Dr
Bernard Plédran a été condamné à six mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Bordeaux. Ce médecin généraliste assurait  une fois par semaine des gardes de régulation téléphonique.

Il était poursuivi pour non assistance à personne en péril, après le décès d'une patiente d'une soixantaine d'années, en décembre 2007. Il avait refusé, deux fois de suite, d'envoyer des secours à cette femme qui se plaignait de douleurs persistantes au dos. Un autre médecin a finalement déclenché le départ d'une ambulance, mais la patiente est décédée d'une rupture de l'aorte 45 minutes après son arrivée.

"Le gouvernement a organisé la pénurie en docteurs"

"J'ai fait mon travail , s'est défendu le médecin, qui fera appel. Il y a eu une erreur qui n'est pas une erreur médicale mais qui est la fatalité. Moi, je considère que je suis non coupable et que je suis le bouc émissaire d'une chaîne de décisions qui fait qu'on arrive à ça ".

Selon des extraits de la conversation téléphonique, le Dr Plédran, syndiqué chez MG France, avait lâché que "le gouvernement a organisé la pénurie en docteurs, maintenant on le prend en pleine g... ". L'avocat de la victime voit dans ce jugement "un avertissement pour tous
ceux qui, entendant la plainte d'une victime, surtout lorsqu'ils sont
médecins, n'y font pas droit, pour des raisons syndicales ou politiques
qui sont inadmissibles
".


"Tous les médecins sont un peu en burn-out", se défend le régulateur condamné
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