Un espoir de guérison de la leucémie myéloïde chronique

(Un médicament contre le diabète de type 2 serait aussi efficace pour lutter contre la leucémie myéloïde chronique © Fotolia)

Un médicament contre le diabète de type 2 pourrait être aussi efficace contre la leucémie myéloïde chronique. C'est l'un des cancers du sang les plus fréquents, il y a 700 nouveaux malades chaque année. Cet espoir de guérison est le fait de chercheurs français qui ont publié leurs résultats dans la revue "Nature".

Des chercheurs français du CEA ont découvert qu’un médicament contre le diabète de type 2 serait aussi efficace pour lutter contre la leucémie myéloïde chronique. La leucémie myéloïde chronique représente 15% des leucémies, et 700 nouveaux cas sont recensés chaque année. Ce nouveau traitement pourrait être bien plus efficace et aurait beaucoup moins d'effets secondaires pour les patients que celui déjà existant.

Aujourd'hui, 10.000 patients sont soignés pour cette maladie et la plupart n'en meurent plus, à condition de suivre un traitement permanent qui provoque beaucoup d'effets secondaires : gonflements du visage, crampes, troubles digestifs. Sur le long terme, c'est très pénible et surtout, ça ne détruit pas la maladie.

En cas d'arrêt du traitement, il y a souvent des rechutes, et dans tous les cas ou presque, le malade garde des traces de sa leucémie qui reste dans son organisme sous une forme plus ou moins dormante.

Le traitement actuel contre la leucémie myéloïde chronique est très lourd. Les explications de Véronique Julia
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Des essais concluants

Un essai clinique réalisé pendant neuf mois sur 24 patients a montré qu’avec ce traitement plus de la moitié affichait une rémission.

"Cette étude est un concept qui vise à montrer que l’on peut supprimer une partie des cellules dans le cancer. Nous avons essayé de supprimer la voie de signalisation utilisée par ces cellules pour les éroder petit à petit. Résultat c’est une augmentation du nombre de patients qui obtiennent une rémission moléculaire complète avec le traitement associé, " explique le Dr Stéphane Prost, chercheur à l’Institut des maladies émergentes et des thérapies innovantes (Imeti-CEA, université Paris Sud). Il s’est chargé de la partie recherche (biologie) de cet essai. La partie clinique est conduite par le Dr Rousselot du service d’hémato-oncologie de l’Hôpital Mignot de Versailles.

"Avec ce traitement, le nombre de patients en rémission augmente", explique le Dr Stéphane Prost, chercheur à l’Institut des maladies émergentes et des thérapies innovantes
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