Suspicion de discrimination au CNRS : SOS Racisme dénonce "Un problème d'opacité" dans l'enseignement supérieur

Le Centre national de la recherche scientifique
Le Centre national de la recherche scientifique (JOEL SAGET / AFP)

Le président de SOS Racisme Dominique Sopo réagit à la lettre ouverte de 200 universitaires qui s'interrogent sur une possible discrimination raciale et sociale à l'embauche au CNRS. 

C'est une lettre ouverte qui fait beaucoup de bruit. Un collectif d’universitaires français et étrangers s'interroge jeudi 20 juin sur une possible discrimination raciale et sociale à l'embauche au Centre national de recherche scientifique. L'exemple mis en avant est celui d'Akim Oualhaci, un candidat à un poste de titulaire au CNRS depuis trois ans, systématiquement déclassé.

Un cas loin d'être isolé selon Dominique Sopo, président de SOS Racisme : "Dans l'enseignement supérieur, nous avons régulièrement des personnes qui se plaignent ou qui suspectent d'avoir été discriminées. Cela arrive notamment dans l'entrée de filières très sélectives, comme c'est le cas au CNRS, mais nous avons souvent des remarques sur des entrées en Master 1 ou Master 2".

Le monde universitaire doit être exemplaireDominique Sopoà franceinfo

Pour le président de SOS Racisme, il faut plus de transparence dans les choix de recrutement : "Il y a un problème d'opacité : que les jurys de l'enseignement supérieur aient leur critères, c'est une chose, mais que ces critères soient cachés, ce n'est pas normal".

Le problème viendrait de la stratégie d'embauche, selon Dominique Sopo : "Il y a des logiques puissantes de reproduction : on a tendance à recruter à son image, c'est un fonctionnement classique que montre la psychologie sociale"

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