Santé : faut-il faire une pause dans les greffes de visage ?

France 3

Les greffes de visage permettent aux patients de revivre, mais les traitements lourds présentent encore des risques importants de complications.

Jérôme Hamon a pris l'habitude de se faire discret. Pendant presque toute sa vie, il a souffert de neurofibromatose. Une maladie génétique autrement appelée "syndrome d'Elephant Man". En 2010, sa vie a changé, il a été le premier patient à recevoir une greffe totale de visage. "Je n'étais plus insulté, plus rejeté. On ne me montrait plus du doigt dans la rue", explique Jérôme Hamon au micro de France 3.

Des défenses immunitaires affaiblies

Ce mardi 6 septembre, on a appris le décès d'Isabelle Dinoire, la première personne à avoir bénéficié d'une greffe de visage. Selon l'équipe médicale, sa mort n'est pas liée à sa transplantation, mais les patients le savent, les médicaments anti-rejet affaiblissent les défenses immunitaires. Le professeur Jean-Paul Méninguaud a participé à sept greffes de visage. Il pense aujourd'hui qu'il faut marquer une pause pour tirer un premier bilan de ces opérations.

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