Population médicale : plus de femmes et d'étrangers, mieux répartis

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Le Conseil National de l'Ordre des Médecins (CNOM) a publié aujourd'hui son atlas annuel. Bilan : toujours autant de médecins mais plus de femmes et plus d'étrangers. Les régions surpeuplées commencent à voir leurs effectifs baisser.

Plus de femmes et plus d'étrangers dans le corps médical, c'est l'un des enseignements de la publication de l'atlas médical annuel du Conseil National de l'Ordre des Médecins (CNOM). Les effectifs effectifs généraux n'ont n'ont quasiment pas évolué depuis 2012 (-0,2%). Cela dit on assiste progressivement à une féminisation du métier, en témoigne la proportion supérieure de femmes dans les jeunes générations.

De plus en plus d'étrangers

Si la population médicale baisse si peu, c'est notamment grâce à l'immigration dont bénéficie la France en matière médicale. Sur les 199.419 médecins pratiquant en France au premier janvier 2013, ils étaient 7,8% à être d'origine étrangère.

Des Européens, majoritairement Roumains et Belges, et des extra-européens, pour la plupart maghrébins et notamment Algériens remplacent de plus en plus souvent les médecins français. Une tendance qui s'affirme ces dernières années. Sur la dernière vague d'inscription au tableau de l'ordre, ils étaient 24% d'étrangers.

Ces Français qui fuient le pays

Si beaucoup d'étrangers viennent en France, certains Français décident aussi de quitter l'hexagone. Phénomène assez récent, il tend à se développer, en témoigne la forte population médicale française en Belgique, en Angleterre et au Quebec.

Gagner plus d'argent, rejoindre un proche, changer de type de vie, les raisons de cet exil sont diverses.

Un rééquilibrage limité sur le territoire

Autre enseignement de l'atlas : les zones très peuplées médicalement attirent moins qu'avant. L'Ile-de-France est particulièrement touchée par le recul de son nombre de médecins : elle enregistre une baisse de 4,8% depuis 2007. La région PACA attire moins elle aussi : sur les six départements de la région, quatre voient leur population médicale reculer.

Le rééquilibrage profite à des régions moins avantagées dans ce domaine, les Pays-de-la-Loire en tête (+5,2%), suivis par l'Alsace (+4,5%) et Rhône-Alpes (+4,2%).

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