L'auteur de l'étude controversée sur les OGM veut rendre publiques toutes les informations

(Yves Herman Reuters)

Depuis qu'il a publié l'étude sur la toxicité du maïs OGM NK 603, son auteur Gilles-Eric Séralini, est en proie à de nombreuses critiques, notamment sur l'origine des rats. Le professeur propose de mettre à disposition les données brutes qui ont servi à son étude.

Le professeur Gilles-Eric
Séralini et son équipe ont travaillé pendant deux ans sur l'étude "In
Vivo"
 et ont conclu que les rats
nourris avec du maïs OGM NK 603 souffraient, à terme, de tumeurs mammaires et de
problèmes au niveau des reins et du foie.

Les détracteurs de l'étude estiment que l'expérience n'a pas portée sur un nombre
significatif de rats et que l'espèce choisie serait très sensible aux tumeurs. Sur
l'origine des rats, Gilles-Eric Séralini se défend : "c'est la même
souche de rat sur laquelle a travaillé Monsanto pour avoir ses autorisations [de commercialiser]"
.
Et pour que tout le monde en soit vraiment conscient, Gilles-Eric Séralini veut
rendre l'étude publique : "Je suis à la disposition des autorités
pour mettre sur un site public les données brutes de mon étude et pour qu'on en
fasse de même avec les données brutes qui ont servi à l'autorisation de ces
produits"
.

"Il y a sans doute déjà
des effets significatifs qui ont été vus et qui ont été négligés" (Séralini)

Le Professeur Gilles-Eric Séralini estime qu'il
est attaqué pas des lobbies favorables aux industriels. Il demande la
transparence de tous sur ce sujet (lui et les industriels) : "Si j'ai
raison, outre le fait que des têtes tomberont peut-être parmi les experts, il y
a quand même la remise en cause des tests qui ont permis l'autorisation des
produits, donc je crois qu'il en va d'un problème de santé publique et que la
moindre des transparences dans cette affaire c'est de ne pas admettre que
depuis 50 ans, les données qui servent à évaluer, sur des rats, par les
industriels, soient tenus secrètes"
.

 

 

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