VIDEO. "De Gaulle était à la fois Clovis, Charlemagne, Jeanne d'Arc et Napoléon" estimait Charles Pasqua à la fin de sa vie

Gaulliste des premiers jours, engagé dans la Résistance à 16 ans, Charles Pasqua, disparu le 29 juin 2015 à l'âge de 88 ans, n'a jamais failli au général de Gaulle. Un inconditionnel jusqu'au bout ! Extrait du magazine "13h15 le dimanche" du 30 décembre 2018.

"Françaises, Français, le général de Gaulle est mort. La France est veuve. Promettons à la France de n'être pas indigne des leçons qui nous ont été dispensées et que, dans l'âme nationale, de Gaulle vive éternellement." Le président de la République Georges Pompidou s'adressait ainsi au pays le 10 novembre 1970 à la télévision, au lendemain du décès de l'ancien chef de l'État. 

C'est le fils unique de Charles Pasqua, décédé en février 2015, soit quelques mois avant son père, disparu le 29 juin 2015 à l'âge de 88 ans (vidéo), qui annonce la nouvelle à l'homme politique dès son retour d'Israël, où il se trouvait. Résistant dès l'âge de 16 ans, ce gaulliste de toujours sera présent à Colombey-les-Deux-Églises (Haute-Marne) pour assister aux obsèques du Général, dont il était un inconditionnel.

Il craignait que les successeurs du Général "n'aient pas la même capacité à rassembler"

"Pour moi, le général de Gaulle était à la fois Clovis, Charlemagne, Jeanne d'Arc, tout ce que vous voulez... Napoléon... Il était la quintessence de tout ça, voilà !" s'enflammait le cofondateur du Service d'action civique (SAC), le service d'ordre du mouvement gaulliste qui a souvent défrayé la chronique.

Ce gaulliste des premiers jours comprenait, en ce début novembre 1970, que s'ouvrait une autre époque. Il craignait "que ceux qui lui succèdent n'aient pas la même densité et la même capacité à rassembler".

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