Taxis volants : le pari fou de la RATP

France 2

D'ici 2024, la RATP envisage de faire voler des taxis dans le ciel parisien. Mais quels sont les risques réels et les réglementations en vigueur concernant ce type de transport ?

D'ici 2024, les Parisiens pourront peut-être éviter les bouchons interminables de la capitale et la cohue du métro grâce à des taxis volants. Ce nouveau moyen de transport futuriste a été imaginé par la RATP, qui souhaite le proposer à la Ville de Paris dans seulement cinq ans. Un partenariat a été signé avec Airbus pour ces navettes électriques, combinaison du drone et de l'hélicoptère, qui pourront voler jusqu'à 150 km/h. Pour les réceptionner, une dizaine de points d'atterrissage pourraient voir le jour dans des gares RER. Les tarifs seraient limités à 2 € du kilomètre. "On vise des déplacements ponctuels sur une distance de 20 ou 30 kilomètres (...), liaisons entre aéroports et grands pôles urbains ou grands sites touristiques comme le château de Versailles", explique Mathieu Dunant, directeur de l'innovation du groupe RATP.

Des risques et des nuisances possibles

Les Français vont-ils adopter ce moyen de transport ? Certains demandent à voir, d'autres préfèrent passer leur tour. "Ça posera des problèmes d'encombrement et de sécurité dans l'espace aérien", estime un passant. La question se pose également de savoir si ces engins peuvent survoler des espaces d'habitation, sans dangers. "Il y a la difficulté de survoler les villes, où c'est strictement interdit du point de vue des réglementations. Il faut changer les réglementations et puis les risques et les nuisances ne sont pas nuls", précise Gérard Feldzer, consultant en aéronautique. D'autres pays comme les États-Unis et la Chine ont lancé des prototypes déjà à l'essai.

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