Le fondateur de Megaupload fait son retour

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Kim Dotcom, le très controversé fondateur du site de partage Megaupload.com, doit lancer son nouveau site d'échange de données, "Mega". Point fort de ce nouveau portail : le cryptage des fichiers. Un lancement accompagné d'une campagne de provocation adressée notamment au gouvernement américain.

"Le 19 janvier, ce
bouton va changer le monde
", peut-on lire en survolant l'unique bouton
affiché sur le site Mega.co.nz. Samedi, à cette adresse, devrait être lancé Mega,
le nouveau site d'échange de données de Kim Dotcom, un an jour pour jour après la
fermeture par le FBI de son célèbre site Megaupload, pour atteintes au droit
d'auteur et au copyright.

Le créateur de Mega dit
avoir doté son nouveau site d'un dispositif qui le protège de toute poursuite
judiciaire : les fichiers seront cryptés par des méthodes ultramodernes,
affirme Kim Dotcom. Conséquence : si les utilisateurs savent très bien ce
qu'ils téléchargent sur Mega, impossible, pour les adminsitrateurs du site, de
connaître la nature des fichiers échangés. Le site proposera 50 Giga-octets de
stockage gratuit, soit bien plus que les autres services de stockage en ligne comme
Dropbox, iCloud ou Google Drive.

Une campagne radio et
des tweets

Mais si, en pratique, le
service sera un simple espace de stockage, il est attendu comme le digne
successeur de Megaupload. Fermé le 19 janvier 2012, Megaupload était dans le collimateur
des autorités américaines car il aurait permis d'amasser 175 millions de
dollars en permettant le partage de films ou de contenus piratés. Son patron
Kim Dotcom, de son vrai nom Kim Schmitz, est actuellement en liberté sous
caution en Nouvelle-Zélande
, mais risque une extradition aux Etats-Unis où il
serait alors jugé pour violation de droit d'auteur.

Ces menaces d'extradition,
repoussées à août 2013 pour le moment, n'empêchent pas Kim Dotcom de jouer la carte
de la provocation. L'ancien hacker, chef d'entreprise controversé, mène
campagne sur Twitter depuis plusieurs semaines, où il s'attaque au gouvernement
américain... mais aussi, en France, à l'Hadopi. Selon lui, le lancement de Mega
marque la défaite des défenseurs du copyright.

 

Des arnaques sur les
réseaux sociaux

Une campagne de spots
publicitaires
destinés à la radio était même prévue dans les pays anglophones...
mais elle a finalement été retirée des ondes. Kim Dotcom accuse "les
labels qui abusent de leur pouvoir
" d'avoir fait pression sur les stations
de radio pour empêcher la diffusion. Le spot affirme : "Le monde est dangereux dehors. Vous pourriez vous faire tirer dessus par un inconnu. Vous pourriez mourir dans un accident de voiture. Vous pourriez vous faire attaquer par un ours en colère. Vous pourriez même être espionné illégalement pour une prétendue atteinte au copyright. Ce n'est tout simplement pas sûr dehors. Restez à l'intérieur, et utilisez Mega.co.nz ".

Mega radio spot 30 seconds - Kim Dotcom by KimDotcom

Sur Facebook, l'engouement
provoqué par la sortie annoncée de Mega a fait le bonheur de quelques
arnaqueurs. Une fausse page Facebook promettait à ceux qui s'y abonnaient des
comptes "premium" gratuits. Près de 70.000 utilisateurs se seraient
laissés piéger et redirigés vers un lien malveillant.