Nos trois conseils pour ne rien rater du passage de Mercure devant le Soleil cet après-midi (sinon, il faudra attendre 2032)

Le transit de Mercure devant le Soleil, le 7 mai 2003.
Le transit de Mercure devant le Soleil, le 7 mai 2003. (STEFAN SEIP / AFP)

Les astronomes rappellent qu'il ne faut pas regarder le Soleil à l'oeil nu, sans protection spéciale, sous peine de courir des risques de lésions oculaires graves.

C'est un événement rare. Mercure, la plus petite planète de notre système solaire, va passer devant le Soleil, lundi 11 novembre, pour un "transit" qui ne se produit que treize ou quatorze fois par siècle. Si vous ne voulez pas passer à côté de ce rendez-vous, qui ne se répétera pas avant 2032, voici nos recommandations (en croisant les doigts pour que les conditions météorologiques soient favorables, ce qui n'est pas gagné...).

Bloquez votre après-midi

Mercure traversera le Soleil de 13h35 à 19h04, heure de Paris. Le spectacle ne pourra pas être observé partout sur la planète : l'est de l'Amérique du Nord, l'Amérique du Sud, le sud du Groenland et l'extrême ouest de l'Afrique en verront l'intégralité, tandis que le reste de l'Amérique du Nord, de l'Afrique et l'Europe n'en verront qu'une partie. "En France métropolitaine, le phénomène débutera à 13h35. Il ne sera pas visible dans sa totalité car le Soleil se couchera avant la fin du passage", précise l'observatoire de Paris

Mettez la main sur un télescope

N'espérez pas assister au phénomène simplement en levant la tête dans la rue. "A l'oeil nu ou à travers des lunettes d'éclipse, on ne verra rien, Mercure est trop petit, souligne Florent Deleflie, astronome à l'observatoire de Paris. Avec des instruments adaptés à l'observation du Soleil, nous allons pouvoir agrandir le disque du Soleil et voir un petit disque noir se déplacer d'un bord à l'autre de notre étoile." 

Les astronomes rappellent qu'il ne faut pas regarder le Soleil à l'œil nu, sans protection spéciale, sous peine de courir des risques de lésions oculaires graves. Choisissez donc une lunette astronomique ou un télescope, équipés de filtres solaires spéciaux. Ou rapprochez-vous des structures locales organisant des observations. L'observatoire de Paris en propose à Meudon (Hauts-de-Seine) et Guillestre (Hautes-Alpes), ainsi qu'une retransmission sur son site internet, si le temps le permet. D'autres manifestations en France sont détaillées par l'Association française d'astronomie.

Révisez vos connaissances

Quelques rappels pour briller (autant que le Soleil) : Mercure, qui ne paraîtra pas plus gros qu'une petite bille, est la planète qui tourne le plus près du Soleil. Il y fait extrêmement chaud le jour (430°C) et très froid la nuit (- 180°C). Elle présente un aspect similaire à celui de la Lune : elle est constellée de cratères d'impacts, causés par la chute de météorites et d'astéroïdes. Depuis un an, le satellite européano-japonais BepiColombo est en route pour rejoindre Mercure et y réaliser une série d'études pour percer ses mystères. Arrivée prévue aux alentours du 5 décembre 2025.

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