VIDEO. Des entreprises privées pourraient-elles s'accaparer la Lune ?

BRUT

Une nouvelle course vers la Lune est lancée. Pour l'astrophysicienne Fatoumata Kébé, un cadre réglementaire doit être instauré pour qu'aucune entreprise ne puisse s'emparer du satellite.

Il y a près de 50 ans, Neil Armstrong plantait le drapeau américain dans le sol lunaire. Alors qu'aucun homme n'a aluni depuis 1972, Donald Trump souhaite que des astronautes puissent fouler une nouvelle fois l'astre d'ici 5 ans. Quel est le but d'une nouvelle expédition vers la Lune ? Pour l'astrophysicienne Fatoumata Kébé, les raisons économiques et politiques pourraient prendre le pas sur la science. Elle évoque notamment les ressources présentes sur l'astre comme l'eau sous forme de glace ou l'hélium 3 qu'on ne trouve qu'en petite quantité sur Terre. 

Vers une privatisation ?

En 1980, un traité interdisant aux entreprises privées d'acheter des terrains sur la Lune n'a été signé que par 12 pays. Des entreprises comme SpaceX d'Elon Musk ou Blue Moon de Jeff Bezos, actuellement en course vers un nouveau voyage lunaire, pourraient profiter de cette brèche pour s'accaparer une partie du satellite. "Il faut absolument mettre en œuvre des textes réglementaires pour préserver la Lune, s'assurer que personne ne pourra se l'arroger", alerte Fatoumata Kébé.   

En 1967, un traité signé par 125 pays excluait l'appropriation de la Lune par un pays. 

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