La sonde Parker s'envole samedi pour se frotter à la couronne solaire

La sonde Parker doit s\'envoler de Cap Canaveral en Floride, le 11 août 2018.
La sonde Parker doit s'envoler de Cap Canaveral en Floride, le 11 août 2018. (NASA / JOHNS HOPKINS APL / AFP)

La sonde, qui voyagera sept ans, cherchera à comprendre pourquoi la couronne de l'astre solaire est infiniment plus chaude que sa surface.

Armée d'un bouclier high tech pour la protéger de la chaleur intense, la sonde Parker doit s'envoler samedi 11 août pour "toucher" le Soleil et tenter de répondre à une question qui taraude les scientifiques : pourquoi la couronne de l'astre est-elle infiniment plus chaude que sa surface ?

La sonde, qui doit s'envoler de Cap Canaveral en Floride, sera le premier objet construit par l'homme à affronter les conditions infernales de cette partie de l'atmosphère du Soleil : elle la traversera à 24 reprises à quelque 6,2 millions de kilomètres de la surface du Soleil, pendant les 7 ans que doit durer la mission.

Pour survivre, le vaisseau est équipé d'un bouclier en composite carbone d'une douzaine de centimètres d'épaisseur qui doit le protéger d'une température de 1 400 degrés et maintenir la suite d'instruments scientifiques à une température confortable de 29 degrés.

"Un environnement très étrange"

Ces instruments doivent permettre de mesurer les particules à haute énergie, les fluctuations magnétiques et prendre des images pour tenter de mieux comprendre cette couronne, qui est "un environnement très étrange, peu familier pour nous", explique Alex Young, un spécialiste du Soleil à la Nasa.

L'observation à distance est arrivée à ses limites, souligne Nicky Fox, membre du laboratoire de physique appliquée de Johns Hopkins University et responsable scientifique de la mission. "Il nous faut aller là où ça se passe, là où toutes ces choses mystérieuses se produisent", estime-t-elle.

Contrairement à un feu de camp, où la partie la plus chaude est au centre, la température augmente à mesure que l'on s'éloigne du Soleil. "Quand vous allez de la surface du Soleil, qui est à 5 500°C, à la couronne on se retrouve très vite à des millions de degrés", explique Alex Young.

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