Mission ExoMars : l'atterrisseur Schiaparelli "s'est écrasé à la surface de Mars"

Un modèle du module Schiaparelli présenté par l\'Agence spatiale européenne, le 19 octobre 2016 à Darmstadt (Allemagne).
Un modèle du module Schiaparelli présenté par l'Agence spatiale européenne, le 19 octobre 2016 à Darmstadt (Allemagne). (UWE ANSPACH / DPA / AFP)

Il est "arrivé à une vitesse beaucoup plus rapide que prévu à la surface de Mars", selon l'Agence spatiale européenne.

Pas de nouvelles depuis deux jours et, finalement, l'abandon de tout espoir. Le module européen Schiaparelli, de la mission ExoMars"s'est écrasé à la surface" de la planète rouge mercredi, a annoncé vendredi 21 octobre à l'AFP l'Agence spatiale européenne (ESA). L'atterrisseur "est arrivé à une vitesse beaucoup plus rapide que prévu à la surface de Mars", a expliqué Thierry Blancquaert, responsable de Schiaparelli au sein de l'ESA.

Après sept mois de voyage, Schiaparelli est entré mercredi dans la fine atmosphère de Mars. Tout s'est grippé environ 50 secondes avant l'heure prévue de l'impact. Le grand parachute du module semble avoir été éjecté trop tôt. Les rétrofusées se sont activées brièvement mais ont été coupées prématurément. C'est la deuxième fois que l'ESA échoue à faire atterrir en douceur un engin sur Mars, treize ans après les mésaventures de l'atterrisseur britannique Beagle 2.

"Les réservoirs pourraient avoir explosé"

L'Agence spatiale européenne a été fixée sur son sort grâce à une photo prise par la sonde américaine MRO en orbite autour de la planète rouge. "Il a atterri pratiquement à l'endroit prévu, à quelques kilomètres près", a indiqué Michel Denis, directeur des opérations en vol de la mission ExoMars. "L'image de la Nasa permet de voir une tache blanche, cohérente avec la taille du parachute. Environ 2 km plus loin, il y a une tache noire, aux contours moins nets. C'est certainement le point d'impact de Schiaparelli."

Cette tache est "plus grande que si Schiaparelli était en un seul morceau. Il s'est donc cassé", a encore précisé Michel Denis. "Les réservoirs de carburant du module, qui n'étaient pas vidés, pourraient avoir explosé au moment de l'impact", avance de son côté Thierry Blancquaert.