Curiosity aurait fait une découverte historique sur Mars

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Le robot envoyé par la Nasa sur Mars pourrait avoir fait une découverte majeure, susceptible d'entrer "dans les livres d'histoire", a déclaré mardi un des chefs de la mission Curiosity sur Mars. Mais pour le moment la Nasa ne veut pas en dire plus. L'agence spatiale devrait lever le voile sur ce mystère lors d'une conférence de presse à San Francisco d'ici le 7 décembre.

Le rover martien Curiosity a trouvé quelque chose. Un "grand "
quelque chose, que les livres d'histoire pourraient rapporter aux générations
futures pour la postérité. L'annonce a été faite mardi par John Grotzinger, un des chefs de la mission Curiosity sur Mars, sur la radio américaine NPR .

A la Nasa, tous savent. Mais pour l'instant, pas de
fuites sur les détails : silence, on vérifie. Histoire d'être sûr.
Tout au plus sait-on que le grand mystère se trouve quelque part dans le SAM (Sample
Analysis at Mars instrument ), le module d'analyse embarqué par le
robot et mis au point par la Nasa, le laboratoire interuniversitaire des systèmes
atmosphériques (LISA)
et le CNRS, qui envoie des milliers de données au centre CNES de Toulouse, en France.

Une forme de vie sur Mars ?

Il ne s'agit pas directement de la découverte d'une vie sur
Mars, puisque le SAM, rappelle le directeur-adjoint du LISA, a pour mission de définir
la composition chimique des échantillons qu'il analyse. S'il trouvait des
composés organiques, il s'agira alors de recouper les fragments d'information
qu'il transmet pour les recroiser avec ceux des autres instruments dont
Curiosity est équipé. Au moins pour l'instant, donc, SAM n'a pas pu à lui tout
seul prouver l'existence d'une vie sur Mars. Ce qui explique peut-être pourquoi
les scientifiques attendent encore un peu avant de livrer les résultats de
leurs recherches au grand public.

Réponse à San Francisco

Sur la Planète rouge, Curiosity, arrivé le 06 août , collecte des échantillons du
sol et de l'atmosphère que son SAM analyse, en traquant notamment des traces de
composés tels que le méthane, qui peuvent laisser penser à une forme de vie. Ou
au moins à une forme de vie semblable à celle que nous connaissons sur Terre.
Ce ne sont que des spéculations, des pistes : supposer qu'il puisse
exister une autre forme de vie force à admettre qu'elle puisse, chimiquement,
prendre une autre forme, d'autant que les composés recherchés par le SAM
peuvent, comme c'est le cas du méthane, avoir une origine géologique. Pas
simple... Réponse possible lors du prochain rendez-vous de l'American Geophysical Union, entre le 3 et le 7 décembre, à San Francisco.

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