Du gaz radioactif détecté dans la maison d'une nounou

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L'histoire se passe à Bessines-sur-Gartempe, près de Limoges en Haute-Vienne. Une famille a dû être relogée, car dans sa maison, construite dans les années 60, on a détecté d'importantes doses de radon, du gaz naturel radioactif. Rien de très surprenant dans une région dont le sol est riche en minerai d'uranium. Mais ce qui inquiète les autorités, c'est que cette famille y faisait de la garde d'enfants à domicile depuis près de 15 ans. 

Leur maison a été
construite sur des résidus de traitement de minerai d'uranium. Une famille de
Haute-Vienne a dû être relogée après qu'une étude diligentée par Areva dans le
cadre d'un programme de recensement des  lieux
de réutilisation des stériles miniers d'uranium (éléments constitués par les
sols et roches excavés lors de l'exploitation d'une mine), a démontré la
présence de radon, un gaz naturel radioactif, "en quantité anormale".
Ce gaz, qui "peut présenter des risques pour la santé" en cas
d'exposition prolongée, a été détecté "dans la cave et les pièces" du
logement, souligne-t-on de sources préfectorales.

Une vingtaine d'enfants exposés

Les habitants ont  immédiatement
été relogés. Mais ils ne sont pas les seuls à avoir été exposés à ce gaz radioactif.
Une vingtaine d'enfants sont en effet passés dans cette maison
entre 2000 et 2014. Certains y sont même restés plusieurs années car les
occupants exerçaient ici une  activité
de garde à domicile. Selon le communiqué des
autorités, cette concentration de radon s'explique par l'utilisation de résidus
de traitement de minerai d'uranium "en remblais sous cette habitation",
ce qui est "tout à fait contraire à la réglementation",
précisent-elles.

Les seize familles des
enfants gardiennés dans cette maison depuis l'an 2000 ont été identifiées. Elles
vont maintenant être contactées par les autorités. Une enquête administrative a
été ouverte tandis que l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire
étudie les risques sanitaires éventuels.

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