Deux nouveaux satellites Galileo en orbite

(Décollage du lanceur Soyouz de Sinnamary, en Guyane française © REUTERS/Benoit Tessier)

Les deux nouveaux satellites du système de navigation européen Galileo ont été mis en orbite vendredi, emmenés dans l’espace par la fusée Soyouz. Galileo est un projet qui doit permettre à l’Union européenne de moins dépendre du GPS américain.

Galileo est un projet qui doit permettre à l’Europe de moins dépendre du GPS américain. L'objectif de l'Union européenne est le déploiement d'ici 2020 des 24 satellites nécessaires au fonctionnement du système de navigation européen, auxquels s'ajouteront par la suite six satellites de secours. "Si nous voulons exister comme une puissance autonome, si nous voulons une indépendance, nous avons besoin d’avoir notre propre système de navigation qui sera plus précis que le GPS existant. Il aura des services grand public, mais aussi tournés vers les entreprises, le trafic aérien, le sauvetage en mer ", explique Stéphane Israël, PDG d’Arianespace.

Le programme a pris beaucoup de retard, mais aujourd’hui les problèmes sont derrière, affirme Stéphane Israël. "Le programme avance parce que les satellites sortent comme à la parade, les lancements sont réussis, d’autres lancements sont planifiés. " Une Ariane 5 devrait emporter trois satellites de la constellation en même temps en 2016, pour la première fois.

Le programme Galileo est entièrement financé par l'Union européenne. Piloté par la Commission européenne avec le concours de l'Agence spatiale européenne, il vise à assurer l'indépendance de l'Europe dans ce secteur stratégique du positionnement par satellite. "Le programme est totalement financé pour les années qui viennent et il faudra ensuite un peu d’argent pour faire fonctionner les services. "

"Nous avons besoin de notre propre système de navigation," déclare Stéphane Israël, pdg d'Arianespace à Lucie Barbarin
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