Des chercheurs français réussissent à faire rajeunir des cellules humaines

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Une équipe de chercheurs de Montpellier a découvert un moyen de faire rajeunir des cellules humaines. Prélevées entre autre sur une personne centenaire, elles sont revenues au stade de cellules embryonnaires, capables de se différencier en n'importe quelle cellule de l'organisme. Cette découverte ouvre la voie à la médecine régénérative.

La vieillesse, dit-on, est un naufrage, mais ce n'est peut-être plus une fatalité. C'est du moins l'espoir que laisse entrevoir les recherches menées par des scientifiques de l'Institut de génomique fonctionnelle de Montpellier, une structure mixte Inserm, CNRS, université de Montpellier menée par Jean-Marc Lemaître. Ils publient les résultats de leur étude dans la revue spécialisée “Gênes & Développement”, et ils ont de quoi laisser rêveur : ces chercheurs ont en effet réussi à faire remonter le temps à des cellules humaines. De celles d'une centenaire, elles sont redevenues celles d'un nourrisson.

L'équipe est partie de l'intuition que le vieillissement n'est pas irréversible. Un courant de chercheurs se posait la question depuis plusieurs décennies, avec quelques résultats : actions sur les télomères, DHEA etc. Mais cette fois, il s'agissait d'effacer les marques du vieillissement des cellules et de les faire remonter le temps jusqu'au point zéro, comme on remonte une horloge.

Parmi les cellules retenues pour l'expérience, les cellules de peau d'une personne de 101 ans. Grâce à un cocktail de six gênes, les scientifiques ont réussi à les faire redevenir des cellules souches, ou embryonnaires. C'est dire qu'elles peuvent se différencier pour produire n'importe quelle cellule de l'organisme : elles peuvent donner des neurones, des tissus, des muscles ou des os.

Une telle découverte, qui permet de mieux connaître le vieillissement, ouvre la porte à la médecine régénérative. Il s'agit de corriger certaines pathologies dues au vieillissement en produisant ses propres pièces de rechange : à savoir, ses propres cellules régénérées. Qui de plus seront compatibles avec l'organisme, évitant ainsi le phénomène de rejet de greffes.

Grégoire Lecalot, avec agences

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