Davantage d'habitants sur Terre, davantage de maladies

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Avec sept milliards d'habitants sur Terre, neuf milliards en 2050 et 15 milliards à l'horizon 2100, les maladies vont se propager plus rapidement, et de nouveaux virus font apparaître.

On les appelle les maladies émergentes. Dans 60 à 70% des cas, elles sont dues à des zoonoses, c'est-à-dire à des maladies qui se transmettent des animaux vers l'homme et réciproquement. Parfois, elles sont nouvelles pour l'homme. C'était le cas avec la grippe aviaire H5N1 qui est apparue en Asie en 1997. Dans d'autres cas, les virus mutent et donnent une maladie très grave comme on l'a vu avec la fièvre Ebola en 2007 en Ouganda.

Plusieurs raisons peuvent expliquer l'émergence de nouvelles maladies : le changement climatique qui est une conséquence directe d'une population grandissante, augmentation dont l'impact est loin d'être négligeable sur l'environnement. Il y a aussi la multiplication importante des voyages de personnes et de marchandises, les échanges commerciaux de denrées et d'animaux qui permettent aux pathogènes de voyager vite et loin. L'action de l'homme sur la nature peut aussi amplifier le risque de transmission de maladies : la déforestation chasse de leur territoire habituel des animaux à l'origine d'épidémies comme les chauve-souris, la création de grands barrages favorise la multiplication des moustiques. Les déplacements massifs de population en cas de conflits, les camps de réfugiés en cas de catastrophe naturelle peuvent aussi provoquer des foyers épidémiques importants.

Accès aux soins

Les maladies cardiovasculaires représentent la première cause de mortalité dans le monde. Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, elles ont été à l'origine de 17, 3 millions de morts en 2008 soit 30 % de l'ensemble des décès.

L'espérance de vie est passée de 52,5 ans en 1950 à un peu plus de 69 ans en 2009. Mais cette augmentation reste fragile car les taux de mortalité infantile sont très élevés dans les pays en développement.

Pour améliorer la santé mondiale, il faut développer l'accès aux soins qui reste difficile dans certaines zones isolées. Il faut aussi que les populations bénéficient de conditions d'hygiène décentes et en particulier d'une eau non polluée.


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