VIDEO. 50 ans après, pourquoi retourner sur la Lune ?

Antoine Deiana

Le premier pas de l'Homme sur la Lune, c'était le 21 juillet 1969. Cinquante ans plus tard, les projets d’un retour sur notre satellite se précisent. Mais que fait-on sur et autour de la Lune ? La prochaine étape nous amène-t-elle sur Mars ? Scientifiques et spécialistes ont répondu aux questions de franceinfo.

À l’occasion du 50e anniversaire du premier pas de l'Homme sur la Lune, la Cité de l’espace de Toulouse organise une exposition intitulée Lune, épisode II. Au programme : des projets lunaires afin de se préparer aux nouveaux défis à venir. De l’exploit d’Apollo 11, en passant par le retour prochain de l’humanité sur la Lune, jusqu’aux défis pour aller sur Mars, l’exposition permet de découvrir tous les aspects du satellite de la Terre.

L’occasion d’interroger les scientifiques et astrophysiciens acteurs de cette évolution : que fait-on actuellement sur la Lune ? Pourquoi le fait-on ? Et après la Lune, quelle est la suite ? Mars ?

Objectif : marcher sur Mars

Pour Sylvestre Maurice, astrophysicien à l’Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie (IRAP), "le rêve de faire marcher un homme sur Mars, après l'avoir fait sur la Lune, impose probablement de le refaire sur la Lune. Donc aller vers la Lune, c'est réapprendre ce savoir-faire extraordinaire de l'Homme pour le transporter ensuite sur Mars".

La Lune c'est la science des origines, comment naît une planète, l'impactisme, le volcanisme. Mars c'est la science de la vie, comment apparaît un monde habitable et peut-être la vie.

Sylvestre Maurice, astrophysicien à l’IRAP

à franceinfo

Pierre Bousquet, expert senior en planétologie pour le CNES, trouve lui aussi un intérêt certain à envoyer un homme sur Mars : "On va retrouver des arguments de la conquête de la Lune, c'est à dire des arguments politiques (…) Mars est un peu notre Everest, l'Everest avant sa conquête."

 "Nous pourrons apprendre à travailler et vivre sur la Lune", explique Bernard Foing, du Groupe international d’exploration lunaire de l’ESA. Selon lui, il faut retourner sur la Lune malgré toutes les sondes robotiques déjà présentent : "Nous pourrons étudier la Lune, analyser ses roches qui vont nos informer sur l'histoire de la Terre et l'évolution du système Terre-Lune. Nous allons observer l'univers depuis la Lune, pour comprendre les premières étoiles, le Big Bang, ou même, peut-être, chercher des exoplanètes et des signes de civilisations extraterrestres."

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