La Russie lance son premier robot humanoïde dans l'espace

Fiodor, le premier robot russe à aller dans l\'espace, lors d\'une présentation le 26 juillet 2019.
Fiodor, le premier robot russe à aller dans l'espace, lors d'une présentation le 26 juillet 2019. (AFP)

"Fiodor" devra réaliser plusieurs missions, pour tester ses capacités dans différentes situations. A plus long terme, ce type de machines pourrait servir dans le cadre de sorties dans "l'espace lointain".

Le premier humanoïde à voir l'espace. La Russie a lancé jeudi 22 août une fusée transportant vers la Station spatiale internationale (ISS) Fiodor, son premier robot humanoïde-cosmonaute. Le Kremlin souhaite par la suite utiliser ces machines pour explorer l'espace lointain.

Le robot au corps anthropomorphe argenté mesure 1,80 m pour 160 kg. Fiodor, son prénom russe, se retranscrit "Fedor" en anglais, ce qui correspond à l'acronyme de "Final Experimental Demonstration Object Research". 

Une fois arrivé sur l'ISS, où il est prévu qu'il reste pour 10 jours, Fiodor va tester ses capacités dans différentes situations, sous la supervision d'un cosmonaute humain. Parmi ses principaux savoir-faire figure notamment celui d'imiter les mouvements humains, ce qui veut dire qu'il pourrait aider les astronautes ou à réaliser leurs tâches. 

D'autres robots déjà envoyés dans l'espace

En 2011, la Nasa a envoyé dans l'espace un robot humanoïde baptisé Robonaut 2, développé en coopération avec General Motors. Là aussi, l'objectif était de le faire travailler dans un environnement à haut risque. Il est revenu sur Terre en 2018 en raison de problèmes techniques.

De son côté, le Japon a expédié dans l'espace en 2013 un petit robot appelé Kirobo, en même temps que le premier commandant japonais de l'ISS, Koichi Wakata. Développé avec Toyota, Kirobo était capable de parler, mais uniquement en japonais.

Les autorités russes considèrent la conquête spatiale comme une question stratégique et ne cachent pas leurs ambitions pour Fiodor et ses futurs homologues. De telles machines pourraient ainsi effectuer des opérations dangereuses, notamment des sorties dans l'espace, a expliqué l'Agence spatiale russe (Roskosmos). 

Malgré les promesses du Kremlin dans le domaine spatial, le secteur a enchaîné ces dernières années accidents et scandales de corruption. La Russie reste malgré tout le seul pays capable d'envoyer des humains vers l'ISS.

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