VIDEO. Comment se déroule une inspection sanitaire dans un restaurant ?

A. RICHIER, V. LLADO / FRANCE 2

France 2 a pu suivre des gendarmes accompagnés d'inspecteurs sanitaires, lors d'un contrôle d'ampleur dans un restaurant asiatique de la Côte d'Azur, où plus d'une centaine de couverts sont servis chaque jour.

Comme chaque été, la répression des fraudes veille. France 2 a pu suivre des gendarmes accompagnés d'inspecteurs sanitaires, lors d'un contrôle d'ampleur dans un restaurant asiatique de la Côte d'Azur, où plus d'une centaine de couverts sont servis chaque jour. L'inspection y a été organisée à la suite d'une dénonciation d'un ancien employé.

Des sushis conservés à 17,3°C

Le travail de l'équipe commence par le buffet réfrigéré. Les hors-d'œuvre ont beau l'air appétissants, ils ont été mis en place plus d'une heure auparavant. "Les produits ne sont pas à température, constate l'inspecteur sanitaire, Alain Parzys. Les sushis, ce sont des poissons frais qui doivent être à 2°C maximum, là ils sont à 17,3°C." Tous seront retirés de la consommation.

Phénomène de plus en plus fréquent, ce contrôle est mené conjointement avec la cellule de lutte contre le travail illégal et les fraudes, qui vérifie la gestion administrative de l'établissement. Après avoir recueilli les pièces d'identité de chacun, l'adjudante interroge chaque salarié et découvre plusieurs irrégularités, comme des contrats de travail non signés ou des horaires bien supérieurs à 35 heures hebdomadaires.

Un congélateur en panne

Le patron du restaurant est convié à constater lui même les dégâts à s'expliquer. Le pire, dans son établissement, se situe à l'étage, où un congélateur est tombé en panne. Les denrées qui ont fondu allaient être utilisées dans les cuisines du restaurant : viandes, poisssons et fruits de mer dégagent une odeur pestinentielles.

Le propriétaire devra payer une amende plusieurs milliers d'euros mais pas seulement. "Dans huit jours on repasse et si l'établissement n'est pas en conformité au niveau des manipulations hygiéniques et du stockag, il pourra faire l'objet d'une fermeture administrative", prévient l'inspecteur. Depuis le 15 juin, début des opérations estivales, 722 inspesctions de ce type ont été menées dans les Alpes-Maritimes. Douze établissements ont dû fermer leurs portes à la suite de ces contrôles.

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