Il n'y aura pas de procès dans le dossier de la vache folle

Des vaches prise en photo à Argouges (Manche), le 7 mai 2001, avant leur abattage suivant le principe de précaution. 
Des vaches prise en photo à Argouges (Manche), le 7 mai 2001, avant leur abattage suivant le principe de précaution.  (MYCHELE DANIAU / AFP)

Les deux juges chargés de son instruction ont rendu un non-lieu général, selon une information d'Europe 1, vendredi 25 juillet, confirmée par les agences AFP et Reuters.

Dix-sept ans après le début de l'enquête, les juges d'instructiondu pôle santé publique ont rendu un non-lieu général dans l'affaire de la vache folle, a indiqué une source judiciaire citée par l'AFP, vendredi 25 juillet. Cela signifie donc qu'il n'y aura pas de procès en France, comme l'indiquait un peu plus tôt Europe 1.

En France, 27 personnes sont mortes

L'enquête française avait été lancée en 1997. Elle portait sur l'importation de bovins et de farines animales britanniques, et leurs conséquences sur la propagation de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) et de sa variante humaine, la maladie mortelle de Creutzfeldt-Jakob. Quatre responsables d'usine de fabrication d'aliments pour bétail avaient été mis en examen dans le dossier, certains pour tromperie ou falsification. Un des quatre est depuis décédé, en 2010.

Le parquet avait requis un non-lieu général, dès 2013. A ses yeux, il n'avait pas été démontré que les produits vendus par ces usines contenait des protéines animales. D'autre part, aucune volonté de contourner les législations n'avait pu être caractérisée chez les personnes mises en examen, selon l'AFP. Au total, 27 personnes sont mortes en France de la maladie de Creutzfeldt-Jacob. 

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