VIDEO. Agnès Buzyn accuse l'eurodéputée EELV Michèle Rivasi d'être "anti-vaccins" et de diffuser des "fake news"

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, le 6 mars 2019 à l\'Assemblée nationale.
La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, le 6 mars 2019 à l'Assemblée nationale. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

La numéro 2 de la liste EELV aux élections européennes a annoncé qu'elle allait porter plainte pour diffamation contre la ministre de la Santé.

Une attaque frontale à l'Assemblée nationale. Mercredi 13 mars, Agnès Buzyn a accusé l'eurodéputée EELV Michèle Rivasi d'être "officiellement anti-vaccins" et de diffuser "le maximum de fake news en Europe sur les vaccins". Une déclaration largement applaudie sur les bancs des députés de La République en marche. Contactée par franceinfo, la numéro 2 de la liste EELV pour les élections européennes annonce qu'elle va porter plainte pour diffamation contre la ministre de la Santé.

Alors qu'elle évoquait l'efficacité des onze vaccins obligatoires pour les nourrissons, Agnès Buzyn a critiqué les prises de position du parti écologiste. "On peut regretter que certains partis politiques comme Europe Ecologie-Les Verts aient mis en deuxième dans leur liste pour les européennes madame Rivasi, officiellement anti-vaccins qui diffuse le maximum de fake news en Europe sur les vaccins, [et] que celles-ci soient justifiées par Yannick Jadot au micro de RTL cette semaine en utilisant des arguments dignes de la théorie du complot", a-t-elle lancé. L'eurodéputé Yannick Jadot est tête de liste d'EELV pour les européennes.

Des prises de position polémiques

En 2017, l'eurodéputée Michèle Rivasi s'était élevée contre l'élargissement de l’obligation vaccinale pour les nourrissons nés à compter du 1er janvier 2018. Dans une tribune sur le site Reporterre, elle déclarait : "La décision du gouvernement de rendre obligatoires onze vaccins est dangereuse et inacceptable. Il faut protéger la santé des citoyens, pas les chiffres d’affaires des laboratoires."

Quelques mois auparavant, elle avait aussi créé la polémique en invitant, à Bruxelles, Andrew Wakefield. Aujourd'hui radié de l'ordre des médecins britannique, il est connu pour avoir publié en 1998 un article dans laquelle il affirmait avoir trouvé un lien entre le vaccin ROR et l'autisme. Or il a été prouvé depuis que son "étude" était frauduleuse et qu'Andrew Wakefield avait des liens financiers avec des avocats qui tentaient de traîner en justice les fabricants de vaccins. Michèle Rivasi reconnaît aujourd'hui une "une erreur regrettable" et affirme : "Si c’était à refaire, je ne le referais pas."

Une évolution de ses positions sur les vaccins qui ne justifie pas, selon Michèle Rivasi, les propos d'Agnès Buzyn. "Je suis scandalisée par son attaque. Je trouve inadmissible qu’une ministre de la Santé puisse se permettre de tenir des propos comme ça, lance l'élue écologiste à franceinfo. Je défends la vaccination. Je suis vaccinée, mes gamins sont vaccinés. Moi, mon combat, c’est la transparence dans l’information. Je demande des comptes sur ce qu’on trouve dans les vaccins et par quels laboratoires ils sont fabriqués."

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