Une pétition lancée pour la vente d'une pilule sans ordonnance

Une femme tient une plaquette de pilule contraceptive.
Une femme tient une plaquette de pilule contraceptive. (GARO / PHANIE)

Un collectif de pharmaciens, associé au Planning familial et à des militantes féministes, entend faire pression sur les laboratoires pharmaceutiques et les agences française et européenne du médicament.

"#LiberezMaPilule". Voici l'appel lancé par un collectif de pharmaciens, associé au Planning familial et à des militantes féministes, qui réclament la mise sur le marché d'une pilule contraceptive sans ordonnance. Ils ont publié une lettre ouverte et lancé une pétition sur la plateforme Change.org, mardi 18 avril, afin de faire pression sur les laboratoires pharmaceutiques et les agences française et européenne du médicament, l'ANSM et l'EMA.

La possibilité pour les femmes d'acheter leur pilule contraceptive directement en pharmacie, sans passer par un médecin, est déjà une réalité dans la plupart des pays d'Amérique du Sud, mais aussi dans de nombreux pays d'Afrique et d'Asie, ou encore en Turquie, en Roumanie et au Portugal, comme le rappelle BuzzFeed.

"Il n’y a aucune raison scientifique de l’empêcher"

En France, il faut qu'un médecin généraliste, un gynécologue ou une sage-femme délivre une ordonnance à la patiente pour que celle-ci puisse accéder à ce mode de contraception. "Il n’y a aucune raison scientifique de l’empêcher", assure Clara de Bort, directrice d’hôpital, féministe et auteure du blog Enjupe.com, citée par Libération"Il n’y a pas plus de risque qu’un implant ou un dispositif intra-utérin."

Les signataires de la lettre ouverte et de la pétition espèrent que les laboratoires pharmaceutiques s'engageront "publiquement" à déposer un dossier d’autorisation pour une pilule progestative sans ordonnance auprès de l’ANSM ou de l’EMA, avant le 8 mars 2018, Journée internationale des droits de la femme. Parmi les premiers signataires figurent notamment les militantes féministes Caroline de Haas ou Ovidie ou encore le médecin Martin Winckler.

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