Un "pacemaker" développé pour soigner les maux de dos

L\'implant antilombalgie développé par la société Mainstay Medical pourrait être commercialisé en Europe à la fin 2015.
L'implant antilombalgie développé par la société Mainstay Medical pourrait être commercialisé en Europe à la fin 2015. (BURGER / PHANIE / AFP)

Une étude menée en Belgique et au Royaume-Uni conclut à une nette amélioration de la santé des patients ayant bénéficié de cet implant pendant trois mois.

Il s'appelle ReActive8 et pourrait changer la vie de millions de gens qui souffrent de lombalgie chronique. Un implant développé par la société britannique Mainstay Medical a obtenu des résultats très encourageants, selon une étude dont Le Parisien se fait l'écho, jeudi 27 mars. Ce "pacemaker du dos" a été testé pendant trois mois sur 26 patients en Belgique et au Royaume-Uni. "74% d'entre eux ont constaté une amélioration de leurs douleurs, 63% une réduction importante de leur invalidité et près d'un sur deux (45%) a repris le travail", écrit le quotidien.

La lombalgie est souvent due à un mauvais contrôle, par le système nerveux, de muscles qui stabilisent la colonne vertébrale. "ReActive8 est conçu pour stimuler électriquement les nerfs responsables de la contraction de ces muscles et aider à rétablir le contrôle", explique Le Parisien, rappelant que "moins le muscle travaille, plus il s'atrophie. C'est un cercle vicieux". Le système intègre donc deux électrodes de chaque côté de la colonne vertébrale, reliées à un implant qui génère de petites impulsions électriques.

Une commercialisation fin 2015

L'implant antilombalgie présente aussi l'avantage de ne pas être trop contraignant au quotidien. "Les patients ont fait fonctionner le dispositif, via une télécommande, 20 minutes le matin et 20 minutes le soir", détaille Peter Crosby, directeur général de la société. Autre caractéristique "très enthousiasmante" : les patients ne sont pas obligés de garder leur implant à vie. "Une fois la douleur partie, ils peuvent le faire enlever", poursuit le directeur.

Des essais cliniques sont en cours en Australie et "de nouveaux recrutements se feront en Europe pour que ce dispositif de neurostimulation obtienne le marquage CE", prévient le journal. La cible privilégiée de cet implant ? Des personnes entre 45 et 55 ans qui "sont désespérées" et "ont déjà tout essayé" comme traitement de mal de dos. Horizon de la commercialisation en Union européenne : fin 2015.

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