Trois questions sur le plan du gouvernement pour renforcer la sécurité dans les hôpitaux

Dans un couloir de l\'hôpital Trousseau de Tours (Indre-et-Loire), le 15 juillet 2007.
Dans un couloir de l'hôpital Trousseau de Tours (Indre-et-Loire), le 15 juillet 2007. (PASCAL MONTAGNE / HANS LUCAS / AFP)

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a dévoilé plusieurs mesures pour améliorer la sécurité dans les hôpitaux. La Fédération hospitalière de France salue un "coup de pouce".

Plus de 18 000 personnes travaillant dans un environnement hospitalier ont été victimes de violences en 2014, selon l'Observatoire national des violences en milieu de santé. Pour faire face à cette situation, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a dévoilé lundi 3 octobre un plan d'investissement de 75 millions d'euros sur trois ans. Franceinfo vous en résume les points clés. 

Pourquoi un tel investissement ?

La menace terroriste. "Le contexte de menace terroriste s'inscrit dans la durée", a rappelé la ministre aux représentants des établissements de soins publics et privés. "Cette situation (...) nécessite de renforcer la sécurité des opérateurs de santé", a-t-elle estimé, les établissements sanitaires constituant "une cible potentielle" du fait "de leur tradition d'accueil et d'ouverture".

L'augmentation des violences. L'hôpital est en outre "particulièrement exposé à des situations de violence", a souligné Marsiol Touraine, citant le cas d'"un médecin violemment agressé aux urgences du centre hospitalier de Saint-Denis" (Seine-Saint-Denis) mi-septembre. "Ce n'est pas un sujet nouveau mais (...) il nous faut amplifier nos actions", a-t-elle fait valoir. 

Quelles sont les principales annonces ?

Du matériel de vidéo-surveillance. Quelque 75 millions d'euros seront ainsi "investis sur les trois prochaines années, soit 25 millions d'euros par an, en particulier pour équiper les établissements" publics et privés "en matériel de vidéo-surveillance ou pour sécuriser les accès", a annoncé le ministère.

Des équipes dédiées de surveillance. "Des patrouilles mobiles Vigipirate, Sentinelle seront déployées sur les sites les plus sensibles" et la sécurité des établissements accueillant des victimes après un attentat sera "renforcée afin de prévenir le risque de sur-attentat". Celle des "systèmes d'information des établissements sera également renforcée" selon un plan spécifique qui sera "dévoilé très prochainement".

De la prévention. "Des formations seront proposées aux professionnels et aux usagers (...) en matière de vigilance, de prévention et de réaction face à une menace d'attentat" et aux violences.

Qu'en disent les professionnels ?

Le président de la Fédération hospitalière de France (FHF), Frédéric Valletoux, qui réclamait un fonds pour la sécurisation des hôpitaux, a salué un plan et "une approche qui vont dans le bon sens". "C'est la première fois qu'on a une réponse globale à ce sujet de la sécurité qui n'est pas que financier."

Evaluant à "plusieurs centaines de millions d'euros" les besoins des établissements publics et privés en la matière, le président de la FHF s'est tout de même réjoui du "coup de pouce" de 75 millions d'euros promis par la ministre.

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