Vaccin Meningitec® : pas de risque selon l'Agence nationale du médicament

Lors d'une conférence de presse, ce mercredi 2 décembre, la direction de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a indiqué que les lots défectueux du vaccin Meningitec® n'avaient pas représenté de risques pour la santé des Français. L'Agence s'est exprimée en réaction aux 580 plaintes déposées par les parents, dont les enfants souffrent de troubles anormaux, après avoir reçu ce vaccin.  

Le Méningitec®, est un vaccin utilisé chez les nourissons, les adolescents et les adultes, pour prévenir la méningite. En septembre 2014, tous les lots de ce vaccin ont été retirés du marché en France.

En cause, la découverte par le laboratoire américain Nuron Biotech, de plusieurs seringues défectueuses, contenant une présence anormale de métaux lourds. A la suite de cette découverte, le laboratoire procède à un retrait mondial de 21 lots. Lorsque l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) en est informée, elle rappelle immédiatement la totalité des lots répartis sur le territoire français.

En tout, 800.000 seringues sont retirées du marché. Depuis cet épisode, le CSP (Centre Spécialités Pharmaceutiques), laboratoire distributeur du vaccin en France, a cessé la commercialisation du produit.

Méningitec® : 580 familles portent plainte

A cette même période, un pic de signalements de réactions anormales des enfants qui ont reçu le vaccin a été rapporté. Chez les enfants vaccinés avec les lots frelatés, sont observés des symptômes comme des diarrhées aiguës, de fortes poussées de fièvre, des troubles du sommeil, une irritabilité excessive ou encore des éruptions cutanées.

A ce jour en France, 580 familles ont porté plainte contre le CSP. Elles reprochent au laboratoire distributeur d'avoir acheminé des seringues susceptibles de contenir des métaux lourds. Pour elles, ces vaccins sont à l'origine des symptômes des enfants vaccinés.

Sur décision du tribunal de grande instance de Clermont-Ferrand, plusieurs collèges d’experts, composés de pédiatres et de toxicologues, seront répartis dans toute la France pour déterminer la responsabilité du distributeur français dans l'affaire.

Qu'en dit l'ANSM ?

L'Agence du médicament, jusque-là silencieuse, a fait le point lors d'une conférence de presse. Selon elle, "le suivi de pharmacovigilance et les investigations menée par l'ANSM depuis le rappel des lots n'ont pas mis en évidence de risque pour la santé des personnes vaccinées."

Les particules de rouille retrouvées proviendraient d'une partie du bouchon de la seringue, et n'auraient donc pas été en contact avec la solution vaccinale.  L'unique seringue, qui aurait été contaminée par ces particules, n'aurait jamais été distribuée en France.

Autre point déterminant : "l'analyse toxicologique ne montre pas de risques liés à la présence éventuelle de particules de rouilles." D'après le directeur général de l'Agence, seuls les métaux qui composent la rouille, à savoir le fer, le nickel et le chrome ont été retrouvés dans les lots défectueux. Or, "lors des examens effectués, on a multiplié par dix la quantité de rouille qui aurait été en contact avec la solution vaccinale. Résultat : la dose de métaux est très inférieure aux doses jugées toxiques pour le corps humain", a-t-il expliqué.

Dominique Martin, directeur de l'ANSM, précise qu'à ce jour en France, plus aucun vaccin Meningitec® n’est en circulation et qu'"il est très peu probable qu'un vaccin ait été utilisé après le rappel de septembre 2014."

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