Syrie : « il y a une vraie volonté de cibler les structures médicales »

Fin décembre, l’offensive s’est accentuée dans la région d’Idlib, l’une des dernières zones qui échappait encore au régime de Bachar Al-Assad. Un médecin syrien d'une des rares ONG encore présente sur place, l'UOSSM, témoigne.

Depuis un mois et demi la région d’Idlib est la cible de bombardements intensifs de la part du régime syrien. Les couloirs permettant d’acheminer l’aide humanitaire ont dû fermer. « Le régime bombarde la zone de façon aveugle, il y a déjà 1000 morts depuis le mois de juin, les civils sont visés » déplore le Dr Oubaida Al Moufti, porte-parole de l’UOSSM, l’Union des organisations de secours et de soins médicaux. « Il y a une vraie volonté de cibler les structures médicales. Depuis 6 mois, 60 structures ont été visées » ajoute le Dr Al Moufti. 

La population souffre de la faim 

Sans aide humanitaire dans la zone, la situation se dégrade très rapidement pour les habitants .« 55% de la population vit dans une insécurité alimentaire, la famine tue des enfants, c’est dramatique en 2020 ! » regrette le médecin. Les associations d’aide humanitaire ont rencontré Emmanuel Macron pour l’alerter de l’urgence de la situation. Elles demandent au président d’amplifier l’aide médicale humanitaire, de se mobiliser pour l’ouverture de couloirs humanitaires transfrontaliers, et de faire pression politiquement pour que les bombardements violents cessent.

Pour faire un don :  http://icilasyrie.uossm.fr 

 

 

 

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