Imagerie médicale : l'exposition des enfants aux radiations a baissé en cinq ans

Les enfants de 11 à 15 ans sont les plus fréquemment exposés
Les enfants de 11 à 15 ans sont les plus fréquemment exposés (© Fotolia)

Cette diminution est liée à l'amélioration des techniques et des pratiques, selon l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire.

Bien que la fréquence des examens d'imagerie médicale soit restée stable entre 2010 et 2015, l’exposition des enfants aux rayonnements ionisants d’origine artificielle a "très sensiblement diminué" sur la même période, a indiqué l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) dans un rapport publié le 15 janvier. Cette baisse est donc "exclusivement due à la diminution globale des doses moyennes par acte d'imagerie médicale, liée à l'amélioration des techniques et des pratiques" d’après l'IRSN.

Les enfants de 11 à 15 ans sont les plus fréquemment exposés

Sur la période 2010-2015, l'IRSN a étudié l'ensemble des actes d’imagerie médicale diagnostique utilisant les rayonnements ionisants (radiologie conventionnelle, dentaire et interventionnelle diagnostique, scanographie et médecine nucléaire). L’institut note qu’en 2015, 73.325 examens diagnostiques pédiatriques ont été réalisés, soit 1,5% de plus qu’en 2010. Ce sont les enfants de 11 à 15 ans qui sont les plus fréquemment exposés, avec 993 actes pour 1.000 enfants en 2015. Les moins fréquemment exposés sont les enfants de 1 à 5 ans, avec 250 actes pour 1.000 enfants.

Le thorax est la seconde zone anatomique la plus fréquemment exposée, surtout chez les garçons de moins de 1 an. Les radios dentaires pour leur part, sont plus souvent faites chez les filles. A noter une "nette baisse" des radiographies du bassin chez les enfants de moins d'un an depuis 2010, au profit de l'échographie pour le dépistage des luxations ou malformations de la hanche. Une évolution dont l'IRSN se félicite.

Entre 2011 et 2016, les doses de radiations ont baissé de 15%

Fin 2016, l’IRSN annonçait que les doses de radiations avaient baissé de 15% dans les examens de radiologie par rapport à 2011. Elles avaient également diminué de 10% dans les examens de scanners et de 3% en médecine nucléaire. En 2011, l’institut avait déjà mis en garde contre une irradiation excessive par imagerie médicale, notamment par les scanners, qui représentaient environ 10% des examens et 58% des doses reçues au début des années 2010.

Cette amélioration avait conduit l’IRSN à recommander une révision à la baisse des doses optimales recommandées chez l’adulte. "En moyenne, les valeurs devraient être abaissées de plus de 40% en radiologie conventionnelle, d’environ 35% en scanographie et de près de 10% en médecine nucléaire" estimait l’institut. 

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