"Elle se battait et j'étais admirative" : la mère de la troisième victime de la rougeole rend hommage à sa fille de 16 ans

Marine Eraville avec ses médailles obtenues aux Jeux mondiaux des transplantés, en 2015.
Marine Eraville avec ses médailles obtenues aux Jeux mondiaux des transplantés, en 2015. (SYLVIE ERAVILLE)

Sylvie Eraville, mère de Marine, a dressé le portrait de sa fille de 16 ans, lundi pour France Bleu Gascogne. Elle est la troisième victime de la rougeole en France depuis le début de l'année.

La jeune fille morte de la rougeole, mercredi 4 juillet, était une habitante de Biscarrosse, dans les Landes. Marine Eraville était âgée de 16 ans et avait subi une transplantation cardiaque très jeune. "À l'âge de 2 ans, elle commençait à être très fatiguée et on m'a annoncé un pronostic vital engagé", a expliqué sa mère, Sylvie Eraville, au micro de France Bleu Gascogne, lundi 9 avril.

"Sans un nouveau cœur elle n'aurait pas survécu", a rapporté sa mère. Cette troisième victime de la maladie en France depuis le début de l'année devait prendre un traitement antirejet qui affaiblissait ses défenses immunitaires et l'empêchait d'être vaccinée. Il s'agit de la troisième victime de la rougeole en France depuis le début de l'année.

Je ne remercierai jamais assez la maman du donneur. Aujourd'hui, il n'y a pas que Marine qui part, mais il y a aussi le donneur.Sylvie Eravilleà France Bleu Gascogne

Décrite comme très sportive, la jeune femme avait participé aux Jeux mondiaux des transplantés en 2013 en Afrique du Sud, en 2015 en Argentine et en 2017 en Espagne. Marine Eraville y avait notamment remporté des médailles d'or en natation et en tennis de table. "Elle se battait et j'étais admirative", a témoigné sa mère.

Passionnée de sport, l'adolescente a pratiqué le tennis, la natation synchronisée, le tennis de table. Elle s'est exercée au sauvetage côtier, a appris le théâtre, savait jouer de la clarinette et du piano. "C'est une enfant qui vivait malgré toute la difficulté de son traitement médical, malgré les contraintes que cela occasionnait, elle souriait tout le temps (…). Marine est la preuve ultime que tout est permis quand on est greffé, elle vivait plus que certains enfants qui n'ont pas de problèmes de santé", a ajouté Sylvie Eraville.

Les premiers signes d'une dégradation de la santé de Marine Eraville sont apparus en mai. La jeune femme a été hospitalisée au CHU de Bordeaux et les médecins ont ensuite mis plusieurs semaines avant de diagnostiquer la présence de la rougeole. Les obsèques de l'adolescente seront célébrées mercredi 11 juillet à 11h30 en l’église Saint-Martin de Biscarrosse.

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