Hôpital Bicêtre : les "neuro-sida", ces "oubliés de la vie"

FRANCE 3

Une équipe de France 3 s'est rendue dans le service de neurologie de l'hôpital Bicêtre qui prend en charge ceux que l'on appelle "les oubliés du Sida".

Le coup d'envoi du Sidaction a été donné ce vendredi 1er avril. Même si l'on vit de plus en plus longtemps, et de mieux en mieux avec le Sida, il existe des pathologies très lourdes. Tendre le bras et serrer la main sont des gestes simples, mais une épreuve quotidienne pour Jeoffrey. Cet ancien chef d'équipe en restauration a contracté le virus du Sida lorsqu'il avait 20 ans. 20 ans plus tard, les traitements l'ont épuisé. Alors un jour il arrête, mais sans médicament, il est victime d'une hémiplégie, qui paralyse son corps et son visage.

Toujours un tabou

Se déplacer, s'habiller, se laver, Jeoffrey doit tout réapprendre. À l'hôpital Bicêtre à Paris, une unité de soins s'occupe des "neuro-sida", ces malades du VIH atteints de complications neurologiques. Tous souffrent de troubles de la parole, de la mémoire, de difficultés motrices, conséquences d'un dépistage tardif ou bien souvent d'un abandon de traitement. Aux problèmes de santé s'ajoutent des difficultés sociales. La France compte moins de 5% de patients "neuro-sida". Une réalité que l'on préfère taire selon une assistante sociale. "C'est des oubliés de la vie, on ne veut pas à avoir à les regarder. On est au-delà du handicap, il a toujours cette maladie qui est toujours aussi tabou", déplore Alice Zibi. Chaque année, environ 6 000 Français découvrent leur séropositivité.
 

 

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