Homosexualité : les thérapies de conversion bientôt interdites ?

Cette semaine débute une mission parlementaire pour lutter contre les thérapies de conversion, ces pratiques religieuses qui ont pour but de changer l’orientation sexuelle d’une personne. 

C’est à 7 ans que l’enfance de Kailey bascule… Quand sa mère le voit embrasser un garçon. Cette évangélique convaincue veut faire sortir le « diable homosexuel du corps de son fils ». Elle lui impose un traitement brutal : jeûne et longues séances d’exorcisme qui s’intensifient avec le temps, jusqu’à cette rencontre avec un pasteur latino-américain…  « Il m’a dit, ‘t’as le démon de l’homosexualité en toi’… il m’a mis nu, m’a demandé de mettre les mains en l’air, il s’est mis à verser du sel sur moi… ça a été l’événement le plus marquant, je me suis dit il faut que je rentre dans leur jeu. Je pensais que la prochaine étape c’était la mort » se souvient Kailey.

Des pratiques souvent liées aux églises évangélistes

Les thérapies de conversion qu’il a subies viennent notamment des évangéliques américains… Ils ont un poids grandissant en France et seraient aujourd’hui plus de 600 000 adeptes. Laurence Vanceunebrock-Mialon, députée LREM de l’Allier, compte bien mettre un coup d’arrêt à ces traitements d’un autre âge… Un texte de loi attend sur son bureau depuis un an et demi. « Il faut que les familles même les plus traditionnelles en France comprennent que même si certaines religions prônent ce genre de pratiques, sur notre territoire, ce n’est pas possible » explique la députée. Mais s’il est difficile de légiférer sur cette question, c’est parce que ces thérapies ne disent pas toujours leur nom… et certaines se pratiquent au cours de stages ou dans les cabinets feutrés de certaines psychologues. 

 

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