Maisons de retraite : dans le quotidien des soignants

FRANCE 2

Les personnels des Ehpad continuent de réclamer plus de moyens. Comment se préparent-ils à l’été, alors que le manque d’effectifs pourrait se faire ressentir ? Reportage dans un Ehpad à Chantilly (Oise).

La toilette du matin est un moment privilégié avec chaque résident. Mais le temps d’Anaïs Collard, aide-soignante, est compté : 15 à 20 minutes par personne. Elle a choisi de travailler dans cette maison de retraite, gérée par l’Armée du salut, à Chantilly dans l’Oise. Elle compte 53 résidents. Le salaire de l’aide-soignante est modeste : il tourne entre 1 200 et un peu plus de 1 300 euros par mois, si elle fait des week-ends. "On ne trouve pas ça suffisant", avoue-t-elle.

Un défi quotidien

Avec seulement dix aides-soignantes, gérer le planning de cet été est un casse-tête. "Dès lundi 1er juillet, il me manque deux personnes", glisse Rodolphe Lux, directeur de l’Ehpad Arc-en-ciel, qui compte "23 jours sur 31 où il manque du monde" en juillet. Il va l’annoncer lui-même aux résidents. Ce seront donc les aides-soignants en CDI qui travailleront plus. Les cinq aides-soignantes ne chôment pas et Émilie Boutin, infirmière, est aussi très sollicitée. Comme d’habitude, cette dernière est seule pour gérer les résidents. "Les médecins sont joignables par téléphone", explique-t-elle. Faire tourner cette maison de retraite en plein été est un défi quotidien, qui repose en partie sur la bonne volonté du personnel.

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