Tout détruire... pour se détendre !

Casque, gants, combinaison, tout est conçu pour éviter de se blesser dans la \"Fragment Room\" ©Instagram/thefragmentroom
Casque, gants, combinaison, tout est conçu pour éviter de se blesser dans la "Fragment Room" ©Instagram/thefragmentroom

À Singapour, une "salle de la rage" permet de s'enfermer dans une pièce, casser des objets... et déstresser en toute impunité.

Evacuer le stress après une mauvaise journée au travail? A Singapour, où salariés et étudiants sont soumis à une forte pression, une "salle de la rage" permet de se défouler en cassant des objets avec une batte de baseball. Appelée également "salle de fragmentation" ("Fragment room"), elle est une sorte de cellule composée de quatre murs en béton épais, où il faut payer pour une forme inhabituelle d'évacuation du stress.

Après avoir enfilé une salopette blanche, un casque, des gants et des chaussures de protection, le massacre peut commencer : casser des plats, verres et imprimantes avec batte de baseball ou simplement frapper par terre.

 

Lunchtime rage - #thefragmentroom

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Ouverte depuis six mois, cette salle attire nombre d'habitants de la ville-Etat d'Asie du Sud-Est. Pays ultra-moderne et riche, Singapour est aussi connu pour le niveau de stress élevé de ses citoyens, de l'école à l'âge adulte, en raison de l'esprit de compétition. "Tout le monde à Singapour est stressé, peu importe votre origine, votre passé, ce que vous êtes. Que ce soit à l'école, au travail, dans vos relations personnelles, tout est stressant", assure Royce Tan, créateur de la "salle de fragmentation".

Une salle ouverte à Paris

Cette salle, comme il en existe dans d'autres villes du monde, offre deux options d'une demi-heure chacune: casser un nombre limité d'objets pour 38 dollars de Singapour (24 euros) ou le "paquet anéantissement" pour démolir autant d'objets que possible pour 350 dollars de Singapour (220 euros).

Les objets sont fournis en grande majorité par la salle, aménagée dans une usine de nouilles désaffectée dans le centre de Singapour, mais les clients peuvent aussi apporter les leurs. Un après-midi, deux étudiants de 18 et 19 ans dont les examens étaient tout juste terminés sont venus se défouler en démolissant des objets."Quand nous sommes en cours, nous imprimons toujours des choses pour la classe, raconte Kylie Low, étudiante en droit. Alors le fait de pouvoir de casser une imprimante, c'est incroyable."

Mi-octobre, une "salle de rage" a également ouvert à Paris. Située dans le 2e arrondissement, la "Fury Room" propose des formules allant de 10 à 100 euros. "Ne vous en faites pas, tous les objets cassés seront recyclés !" écrit l’entreprise à l’intention des adeptes du massacre d’objet qui se montreraient soucieux d’un éventuel gaspillage.

Avec AFP

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