Victimes de violences gynécologiques, elles témoignent

FRANCEINFO

Le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes dénonce les violences gynécologiques et obstétricales dans un rapport récent.

Un rapport du Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes dénonce les violences gynécologiques et obstétricales. En lisant près de 7 000 témoignages postés sur Twitter avec le hashtag #PayeTonUtérus, le Haut Conseil distingue six types d'actes sexistes : non prise en compte de la gêne ou de l'intimité, jugement sur la sexualité ou le poids, injures sexistes, actes non justifiés médicalement, agressions, harcèlement sexuel, viol.

"Il a fini de refermer. À vif"

"Le moment le plus difficile, ça a été quand le gynécologue a voulu refermer l'épisiotomie, confie Nathalie, victime de violence obstétricale. Il m'avait d'abord endormie, avec une anesthésie locale, et ensuite, quand il a commencé à recoudre, j'ai fait 'Aïe !". Il m'a tout de suite répondu : 'Non, ce n'est pas possible, vous ne pouvez pas avoir mal, j'ai anesthésié, vous ne pouvez rien sentir. De toute façon, on m'a dit que vous aviez été une chochotte pendant toute la nuit, maintenant, arrêtez de vous plaindre'. J'ai mis ma main devant mes yeux, j'ai dit : 'là vous piquez, là vous piquez, là vous piquez'. Et il m'a répondu : 'Ah bah oui, effectivement, l'anesthésie n'a pas fonctionné'. Et il a fini de refermer. À vif." Le Syndicat National des Gynécologues et Obstétriciens de France reconnait l'existence de quelques pratiques déviantes, qu'il dénonce.

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