Médecine : les internes choisissent en priorité la chirurgie plastique et la dermatologie

Médecine : les internes choisissent en priorité la chirurgie plastique et la dermatologie
Médecine : les internes choisissent en priorité la chirurgie plastique et la dermatologie (© Fotolia)

C’est ce qui ressort des épreuves classantes nationales de 2019. Les spécialités les moins prisées sont la médecine du travail, la psychiatrie et la santé publique.

Les résultats des choix de spécialités des nouveaux médecins sont tombés. Le Centre organisateur des épreuves classantes nationales (ECN) a révélé fin septembre que les spécialités chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique, dermatologie et vénérologie et chirurgie maxillo-faciale sont parties les plus prisées cette année.

La médecine générale séduit

C’est la première fois que la chirurgie plastique a un tel succès, mais "elle truste avec l’ophtalmologie, les maladies infectieuses et tropicales, la dermatologie, la néphrologie, et le cardiovasculaire les six premières place depuis la réforme de 2017" rappelle la Syndicat national des jeunes médecins généralistes (SNJMG) dans un communiqué publié le 25 septembre.

Plus surprenant, la médecine générale séduit en 2019 : l'ensemble des postes ont été pourvus. A titre de comparaison, l’année dernière, 5% des postes étaient restés vacants. Cette spécialité est traditionnellement en bas du classement. "Il est pour le moins précipité, si ce n’est exagéré, d'interpréter ce résultat comme la preuve d'une amélioration de l’attractivité de la médecine générale" tempère le SNJMG. Pour le syndicat, ce score s’explique en effet, surtout, par une réduction du nombre de postes.

Médecine du travail, psychiatrie et santé publique délaissées

Le SNJMG ajoute que les spécialités les moins choisies sont toujours les mêmes. La médecine d'urgence, la biologie médicale, la gériatrie, la médecine du travail, la psychiatrie et la santé publique ont encore des postes vacants. A noter que la psychiatrie et la santé publique sont particulièrement mal aimées, avec respectivement 18% et 36% de postes vacants. Pour la santé publique, 12 subdivisions n’ont attiré aucun médecin.

Des résultats qui inquiètent la profession.

 

 

Rien d'étonnant pour la psychiatrie, qui est en crise depuis plusieurs années. Les grèves s'enchaînent dans les différents services, notamment à l'hôpital psychiatrique du Rouvray, où un mouvement social vient de recommencer. "La psychiatrie est une discipline qui s’est paupérisée et sur laquelle il n’y a pas eu un vrai investissement depuis des années. Pourtant, les besoins sont en constante augmentation. Dans beaucoup d’endroits, les psychiatres tirent la sonnette d’alarme sur les moyens parce que leur activité est la variable d’ajustement du budget du reste de l’hôpital" affirmait la ministre de la Santé Agnès Buzyn en janvier 2018.

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