La ministre de la Santé confirme la suppression du numerus clausus pour les étudiants en médecine en 2020

Des étudiants en première année de médecine dans un amphithéâtre d\'une faculté de médecine parisienne, le 12 septembre 2018.
Des étudiants en première année de médecine dans un amphithéâtre d'une faculté de médecine parisienne, le 12 septembre 2018. (MAXPPP)

Ce numerus clausus limite actuellement le nombre d'étudiants pouvant être admis en deuxième année d'études de médecine.

Ce système de sélection est une spécificité des études de médecine. La ministre de la Santé Agnès Buzyn annonce la suppression du numerus clausus à partir de 2020, dans une interview au Parisien, lundi 17 septembre. La mesure était déjà évoquée début septembre. A partir de 2020, il n'y aura donc plus de limite fixée à l'avance au nombre d'étudiants en médecine admis en deuxième année.

Agnès Buzyn explique cette réforme par une volonté d'"arrêter le gâchis humain" que provoquerait le numerus clausus, en fermant la porte des études de médecine à certains étudiants, et de "diversifier les profils" des étudiants. Elle espère aussi mettre fin à "la souffrance des étudiants en première année", remise en lumière par la sortie au cinéma d'un film sur le sujet, Première année, le 12 septembre.

En revanche, "le numerus clausus n'est pas responsable de la pénurie de médecins", estime la ministre de la Santé, pour qui sa suppression n'aura pas d'effet sur ce problème. 

En 2020, le parcours des aspirants médecins se rapprochera de celui des autres étudiants : "Comme dans toutes les filières, des examens sanctionneront le passage en deuxième année puis en troisième", explique Agnès Buzyn.

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