Médecins : les syndicats refusent les consultations express

Face à la pénurie de médecins, l’Assurance maladie préconise la création de postes d’assistants médicaux, mais aussi de réduire la consultation a dix minutes. Des propositions rejetées aussitôt par les syndicats.

Dans les cabinets médicaux, les rôles sont bien repartis : appels téléphoniques, accueil de patients… puis rencontre avec le médecin. Une prise en charge importante pour le médecin qui établit un premier diagnostic. "Quand je prends une personne âgée dans une salle d’attente, je vois comment la personne se lève, je vois quelle est la façon dont elle se déplace, je vois surtout quelle est la façon dont elle va monter sur la table d’examen, donc ça me renseigne beaucoup sur son état de santé et sa dépendance potentielle", explique le médecin Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France.

Les patients dubitatifs

Mais à l’avenir, cette tâche pourrait être faite par un assistant qui pourrait aussi prendre la tension des patients. De nouveaux soignants financés par l’État qui veut libérer du temps pour les médecins et multiplier les cadences. Mais encore multiplier les consultations : de trois par heure à six, soit dix minutes de consultation environ.
Les patients sont dubitatifs : "C’est très court, je ne sais pas si ça permettrait de voir les problèmes". Face aux inquiétudes, l’Assurance maladie assure ne pas avoir le choix et avance l’argument des départs à la retraite. 4000 postes devraient être créés.

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