Le Sénat rejette le projet de loi sur la fin de vie

Adopté à l'Assemblé à une très large majorité en mars dernier, le projet de loi sur la fin de vie a finalement été rejetté par le Sénat le 23 juin. Le texte avait été considérablement modifié par les sénateurs qui s'étaient notamment opposés à la proposition phare : la sédation profonde et continue pour les malades en phase terminale.

Le texte était devenu une "coquille vide" selon certains députés. Le projet de loi sur la fin de vie, à l'initiative des députés Alain Claeys (PS) et Jean Leonetti (LR) a été rejetté par le Sénat le 23 juin. 196 sénateurs, dont l'ensemble de la gauche et des députés de droite ont voté contre, et seulement 87 pour. Le projet va ainsi repartir en deuxième lecture à l'Assemblée nationale où il avait été adopté à une très large majorité en mars.

Le texte initial prévoit le recours dans certains cas à une sédation profonde et continue de malades en fin de vie, et rend contraignantes les directives anticipées que chacun peut écrire pour refuser l'acharnement thérapeutique. Mais les sénateurs avaient supprimé la précision "continue jusqu'au décès", dénaturant alors la proposition de base.

"J'ai infiniment de regrets qu'il n'y ait pas de texte qui sorte du Sénat", a déclaré la ministre de la Santé, Marisol Touraine. Mais elle a aussi exprimé sa "satisfaction que la proposition de fin de vie dénaturée ait été rejetée", se disant "confiante qu'un consensus soit retrouvé à l'Assemblée pour répondre aux attentes". Selon un sondage publié en mars, les Français sont favorables à 96% à la sédation profonde et continue lorsque le patient le décide.

Par la rédaction d'allodocteurs.fr, avec AFP

 

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