Négociations sur la visite chez le médecin : le principal syndicat claque la porte

(L'Assurance maladie propose d'augmenter la consultation de 23 à 25 euros chez le généraliste d'ici 2018 © MaxPPP)

La CSMF, principal syndicat de médecins libéraux, a claqué la porte des discussions ce jeudi jugeant les propositions de l'Assurance maladie "inacceptables". Elles portent notamment sur le tarif de la consultation médicale.

Médecins et Assurance maladie ont lancé en février dernier des négociations en vue d'une nouvelle convention fixant les règles de leurs relations. Le ton est monté ce jeudi entre le principal syndicat de médecins libéraux, la CSMF, et la Sécurité sociale. Le bât blesse sur la revalorisation d'une visite chez un généraliste, actuellement à 23 euros.

Un calendrier et un montant critiqués

L’Assurance maladie propose d’augmenter la consultation des médecins généralistes de 23 à 25 euros, en deux étapes, avec un euro de plus en 2017 et la seconde hausse en 2018. Un accord avec les syndicats doit nécessairement être signé avant le 26 août, sans quoi un règlement arbitral sera confié à une personne indépendante. Mais la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) n'a apprécié ni le montant, ni le calendrier proposés pour la revalorisation. Le syndicat a claqué la porte des négociations ce jeudi.  "Nous sommes très loin de pouvoir arriver à une signature conventionnelle parce que aujourd’hui le texte est inacceptable" , a déclaré Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF sur France Info, rappelant que "la valeur de la consultation du généraliste est bloquée depuis le 1er janvier 2011"

"On repousse une maigre augmentation à avril 2018, rien sur les spécialistes en particulier les spécialités cliniques : pédiatrie, endocrinologie, qui sont aujourd’hui en train de disparaître de la médecine libérale française !"

L’Assurance maladie doit faire trois millions d’euros d’économies. "Le gouvernement n’a toujours pas compris la crise que connaît aujourd’hui la médecine libérale", a ajouté le syndicaliste. "Les jeunes médecins s’installent tard, à presque 40 ans, vous trouvez ça normal ? Que la médecine libérale attire si peu les jeunes générations ?". "Il faut que nous arrivions à avoir une convention novatrice" , a conclu le président de la CSMF.

Déjà début juin, le Syndicat des médecins libéraux (SML) avait protesté contre les projets de la Sécurité sociale. Ce jeudi, il a suivi la décision du CSMF, de quitter la table des négociations. 

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