Mort de Naomi Musenga : ouverture d'une information judiciaire pour "non-assistance à personne en péril"

Photo non datée de Naomi Musenga, diffusée par ses proches le 10 mai 2018. 
Photo non datée de Naomi Musenga, diffusée par ses proches le 10 mai 2018.  (CATHERINE FABING / MUSENGA FAMILY)

Le 29 décembre 2017, Naomi Musenga, une femme de 22 ans, est morte quelques heures après avoir appelé le Samu. Lors de cet échange téléphonique, les opératrices se sont moquées de la patiente, la renvoyant vers SOS Médecins.

Le procureur de la République de Strasbourg a annoncé, mercredi 11 juillet, l'ouverture d'une information judiciaire pour "non-assistance à personne en péril" dans l'enquête sur la mort de Naomi Musenga, jeune femme décédée après avoir été raillée par une opératrice du Samu en décembre.

"Je procéderai dans les prochains jours à l'ouverture d'une information judiciaire du chef de non-assistance à personne en péril contre l'opératrice du centre des appels d'urgence et tous autres, ainsi que du chef d'homicide involontaire contre X", a indiqué le procureur de Strasbourg, Yolande Renzi, dans un communiqué.

Enquête préliminaire ouverte en mai

Le 29 décembre 2017, Naomi Musenga, une femme de 22 ans, est morte quelques heures après avoir appelé le Samu, à Strasbourg. Lors de cet échange téléphonique, les opératrices se sont moquées de la patiente, la renvoyant vers SOS Médecins. L'attitude des secours pendant cet appel, dont l'enregistrement a été publié dans le journal local Heb'di, le 27 avril, fait polémique. Finalement hospitalisée, Naomi Musenga a fait deux arrêts cardiaques. Transférée en réanimation, elle est morte à 17h30 en raison d'une "défaillance multiviscérale sur choc hémorragique". Le parquet de Strasbourg (Bas-Rhin) avait déjà ouvert, mercredi 9 mai, une enquête préliminaire du chef de "non-assistance à personne en péril".

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