Sanofi annonce 900 suppressions de postes d'ici 2015

(PHOTOPQR/ La Dépêche du Midi/ Nathalie Saint Affre Maxppp)

La direction promet qu'il s'agira essentiellement de départs volontaires, et que le site de Toulouse sera le plus touché. 900 suppressions, c'est en tout cas moins que ce que les syndicats craignaient, qui parlaient de 1.500 à 2.000 suppressions.

900 suppressions de postes d'ici 2015, c'est donc le chiffre qu'annonce mardi la direction de Sanofi, qui "communiquera dans les prochains jours aux partenaires sociaux un projet d'évolution de ses activités en France".

Des comités centraux d'entreprises devaient se tenir dans la matinée. Mais en l'absence des représentants du personnel, qui boycottaient les réunions parce qu'ils n'avaient pas reçu les documents en amont, ils n'ont pas eu lieu. Un retard à l'allumage, pour le président de Sanofi France, Christian Lajoux : "Les comités d'entreprise ne se sont pas tenus ce matin. Nous allons envoyer rapidement les documents aux partenaires sociaux et les réunions débuteront mi-octobre" .

D'ici là, l'intersyndicale a prévu d'organiser une grande journée de mobilisation, le 3 octobre. Avec un mot d'ordre très simple : le retrait pur et simple du plan ; Sanofi n'est pas franchement en crise, et n'a pas besoin de dégraisser.

Mais d'ores et déjà la direction s'engage sur plusieurs points : ces 900 suppressions de postes seront "essentiellement des mesures de volontariat"  - aménagements de fin de carrière, propositions de mobilité et de repositionnement en France. "Aucune délocalisation de site, et aucune modification du nombre de sites industriels en France n'est prévue" .

Seul point noir : "la vocation du site de recherche de Toulouse reste à préciser" , détaille en termes très diplomatiques le communiqué officiel. C'est là que les craintes de salariés se concentraient. Rien n'est réglé : "Sanofi a identifié pendant l'été, des acteurs susceptibles d'y poursuivre des activités scientifiques ou technologiques."

On est en tout cas loin des 1.500 à 2.000 suppressions d'emplois annoncées cet été par les syndicats. Arnaud Montebourg veut croire qu'il n'y est pas étranger : "je note qu'ils ont suivi les recommandations du gouvernement" , a déclaré mardi le ministre du Redressement productif.

 

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