Pénurie de médicaments : "La santé publique est un élément fondamental"

La pénurie de médicaments est alarmante aujourd'hui. Les malades ne savent pas s'ils peuvent avoir leur traitement. François Bricaire, médecin à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, est l'invité du 23h.

"C'est ennuyeux que des malades ne puissent pas avoir de façon régulière leur traitement. Et c'est dangereux. On peut déjà dire que le fait d'aller dans une pharmacie, et se dire 'il faut aller ailleurs', c'est très ennuyeux. Par conséquent, il faut essayer de mobiliser les esprits pour améliorer cette situation", explique François Bricaire, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Lui qui a d'ailleurs déjà été confronté à ce genre de cas. "Les maladies infectieuses sur lesquelles je travaille comportent des antibiotiques. La liste des médicaments comporte aussi des vaccins, il peut y avoir des pénuries oui", rappelle-t-il.

Gérer ses stocks

Cette pénurie, c'est aussi le côté sombre de la mondialisation. On produit ailleurs, pour moins cher. "À partir du moment où il n'y a plus que quelques usines dans le monde, en Inde ou en Chine, on est dépendants. Il n'est jamais bon d'être dépendants dans des éléments aussi fondamentaux (…) la santé publique est un élément fondamental pour qu'on ait nous-mêmes pas à gérer la façon dont on a à gérer nos médicaments", déplore François Bricaire.

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